Accéder au contenu principal

Burkina Faso : au moins 43 civils tués dans plusieurs attaques dans le nord du pays

Un soldat burkinabé photographié lors d'une formation au camp militaire de Kamboinse - Général Bila Zagre près de Ouagadougou, le 13 avril 2018.
Un soldat burkinabé photographié lors d'une formation au camp militaire de Kamboinse - Général Bila Zagre près de Ouagadougou, le 13 avril 2018. © Issouf Sanogo, AFP (illustration)

Au moins 43 personnes ont été tuées dimanche dans l'attaque de deux villages du nord du Burkina Faso, rapporte lundi le gouvernement. Les deux localités, Dinguila et Barga, se trouvent près de la frontière avec le Mali, dans une région où des groupes jihadistes et des milices ethniques s'en sont déjà pris à plusieurs reprises à la population.

Publicité

Au moins 43 villageois ont été tués, dimanche 8 mars, au cours de plusieurs attaques perpétrées dans des localités de la province du Yatenga, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé lundi le gouvernement burkinabè dans un communiqué.

"Dimanche, des attaques ont été perpétrées dans les villages de Dinguila et Barga situés dans la commune de Barga, province du Yatenga (Nord). Le bilan provisoire fait état de 43 victimes", selon le ministre de la Communication Remis Fulgance Dandjinou.

"Les blessés, au nombre de six, ont été référés au Centre hospitalier régional de Ouahigouya où ils sont pris en charge. Les Forces de Défense et de Sécurité ont été immédiatement déployées sur les lieux pour sécuriser les villages attaqués", a précisé le ministre.

"Le gouvernement condamne avec la plus grande fermeté cette attaque odieuse (...). Le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande instance de Ouahigouya a par ailleurs été saisi (...) tout est mis en œuvre pour ramener le calme et la sérénité dans les villages touchés", a-t-il ajouté.

Les ministres chargés de la Défense nationale et de l'Administration territoriale ont été envoyés "sur les lieux pour apporter le réconfort du gouvernement aux populations meurtries et faire le point de la situation".

Villages peuls

Des sources locales, jointes par l'AFP, indiquent qu'il s'agit de villages où vivent majoritairement des Peuls, souvent accusés d'être proches des jihadistes. Selon ces sources, il s'agit d'attaques de groupes d'autodéfense en représailles aux actions jihadistes.

À l'instar du Mali, du Niger du Nigeria et même de la Côte d'Ivoire, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre communautés agricoles et Peuls éleveurs, souvent nomades, présents dans toute l'Afrique de l'Ouest. Certains Peuls ayant rejoint les groupes jihadistes, qui ont tué plus de 800 personnes depuis 2015 au Burkina, il est fréquent d'entendre des Burkinabè faire l'amalgame entre jihadistes et Peuls.

Les groupes jihadistes attisent ces tensions, et les représailles contre les Peuls se sont multipliées en 2019.

En janvier 2019, des individus armés non identifiés avaient attaqué le village de Yirgou et tué six personnes, dont le chef du village. Cette attaque avait été suivie de représailles intercommunautaires, faisant 46 morts, selon un bilan officiel. Beaucoup plus, selon des ONG.

Les violences jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait quelque 4 000 morts en 2019 au Burkina Faso, au Mali et au Niger, selon l'ONU.

Avec AFP

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.