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C1: PSG-Dortmund à huis clos, la malédiction continue pour Paris

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Paris (AFP)

Blessures de la superstar Neymar aux pires moments, "remontada(s)" répétées, et maintenant le huis clos de son enceinte: le Paris SG, traumatisé par les éliminations en huitièmes de finale de Ligue des champions depuis 2016, voit le sort s'acharner sur son rêve européen.

A l'aller, l'ambiance survoltée du "Mur jaune" avait, de l'aveu même de l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, transcendé les joueurs de Dortmund pour leur permettre de remporter la première manche (2-1). Pour le retour, le club français misait sur l'appui des 48.000 supporters du Parc des Princes pour renverser la situation et générer une belle recette. Raté!

- Malédiction des huitièmes... -

Le schéma s'est répété depuis trois saisons: premier tour quasi parfait puis effondrement inexplicable au moment d'aborder la phase finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes.

De la funeste "remontada" de 2017 contre le FC Barcelone (victoire 4-0 à l'aller, défaite 6-1 au retour), à l'improbable "come-back" de Manchester United l'an dernier (victoire 2-0 à l'aller, défaite 3-1 au retour), les Parisiens ont enchaîné les désillusions au stade des huitièmes de finale.

Et ils ont souvent été privés de Neymar, le "joueur clé" recruté pour un montant record de 222 millions d'euros en 2017 pour déjouer le mauvais sort, mais mis sur la touche à deux reprises sur blessures au moment des huitièmes...

De quoi désespérer autant les fans du club parisien que ses propriétaires qataris, qui n'ont pas lésiné sur les moyens depuis 2011 pour s'offrir une constellation de stars capable de décrocher la prestigieuse C1.

- Scénario redouté, manque à gagner -

Jusqu'à la dernière minute, les dirigeants du PSG ont négocié avec le ministère des sports et la préfecture de police de Paris pour éviter ce scénario tant redouté. En vain.

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir envoyé des signaux positifs depuis l'accélération de la propagation du virus, qui a contaminé plus de mille personnes sur le territoire français selon le dernier bilan officiel.

Première initiative, le message rassurant dimanche à destination des fans sur la plateforme de revente de billets: "Toutes les équipes du Paris SG sont impliquées pour que le Parc des Princes soit prêt à accueillir les supporters attendus dans des conditions de sécurité sanitaires maximales".

Le club a même fait intervenir une société de nettoyage pour désinfecter l'ensemble des zones frequentées par le public et les joueurs, des sièges aux rampes d'escalators. Sans succès.

Au-delà de l'inéquité sportive pour le PSG, le manque à gagner financier en revenus billetterie, loges, restauration du match le plus attendu de l'année est également à déplorer.

Le club parisien, qui estime les pertes à venir à 6 millions d'euros "en direct" sans compter les 3.500 personnes privées de travail et la cinquantaine de prestataires "fragilisés" par cette décision, redoute "un impact" pour ses comptes, toujours scrutés par l'UEFA et son fair-play financier.

- Supporters face à la "fatalité" -

"Soutenir le PSG, c'est apprendre à souffrir!" : les supporters attendus au Parc des Princes ont dû remiser à contrecoeur leurs espoirs de passer une folle soirée, une fois de plus.

Après le cauchemar vécu contre Manchester United la saison passée, les fans revivent un huitième de finale retour au scénario compliqué.

"Chaque année, il se passe un truc. J'ai aujourd'hui un sentiment de fatalité", poursuit Simon (28 ans), qui devait assister au match avec son frère, venu de Toulon pour l'occasion et "dépité". "Aujourd'hui, je suis persuadé qu'on va être éliminés. Les joueurs ne vont pas se transcender sans public."

"Ils ont gâché la fête!, explique James, fidèle abonné au Parc. C'est l'incompréhension totale. A Paris, le métro, les grands magasins, les musées... ne sont pas fermés. On a le droit à des explications."

Congés, transports, hôtel... La décision de la Préfecture a jetté à l'eau la logistique de milliers de spectateurs venus de toute la France. Mais elle pourrait ne pas empêcher les supporters de se rassembler le soir du match, dans les bars ou aux abords du Parc.

Le Collectif ultras Paris (CUP), le principal groupe de supporters, a invité les fans à se réunir mercredi aux alentours du stade avant la rencontre, pour que "les joueurs nous entendent de l'extérieur."

La ministre des Sports Roxana Maracineanu a appelé à leur "responsabilité". Certains supporters voudront donc faire du bruit, mais pour beaucoup d'entre eux, ça sera plutôt match à la maison.

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