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L'OMS parle de menace de "pandémie réelle", l'Italie en isolement

Des policiers en tenue de protection vérifient la température d'un passager d'un bus à la frontière tchéco-allemande au passage de Rozvadov, en République tchèque, le 9 mars 2020.
Des policiers en tenue de protection vérifient la température d'un passager d'un bus à la frontière tchéco-allemande au passage de Rozvadov, en République tchèque, le 9 mars 2020. © David W Cerny, Reuters

L'Organisation mondiale de la santé a prévenu, lundi 9 mars, que "la menace d'une pandémie" du coronavirus, qui a contaminé plus de 110 000 personnes dans le monde, est "devenue très réelle". Selon un décompte de l'AFP, l'Europe a passé lundi le cap des 500 décès. En Italie, le gouvernement a placé tout le pays en isolement.

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Le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti lundi que "la menace d'une pandémie" du coronavirus, qui a contaminé plus de 110 000 personnes dans le monde, est "devenue très réelle".

"Maintenant que le coronavirus a pris pied dans de nombreux pays, la menace d'une pandémie est devenue très réelle. Mais ce serait la première pandémie de l'histoire qui pourrait être contrôlée", a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.

Il également indiqué que plus de 70 % des personnes sur les 80 000 ayant été contaminées par le Covid-19 en Chine ont guéri, indiquant que le géant asiatique "est en train de maîtriser l'épidémie".

Plus de 500 morts en Europe

Selon un décompte de l'AFP, l'Europe a passé lundi le cap des 500 décès, avec 97 morts dénombrés lundi en Italie, pays du continent le plus touché, avec au total 463 morts depuis le début de l'épidémie dans ce pays.

Le président du Conseil Giuseppe Conte a annoncé l'extension des mesures de prévention, déjà en vigueur dans le nord, à tout le pays. Les Italiens sont invités dès le 10 mars à limiter les déplacements en dehors des trajets pour le travail et les urgences. Les rassemblements publics seront interdits, les écoles et les universités resteront fermées jusqu'au 3 avril et toutes les compétitions sportives, y compris le championnat de football, sont suspendues.

L'Espagne a dépassé lundi le cap des 1000 cas et le nombre de morts a bondi de 16 à 28, selon le ministère de la Santé qui a annoncé la fermeture des écoles et universités à Madrid. Le bilan a ainsi quasiment doublé au cours des dernières 24 heures : l'Espagne comptait 589 cas et 16 morts dimanche.  Les autorités ont désigné comme  principaux foyers de contagion Madrid et deux villes du Pays basque (nord du pays), dont Vitoria, la capitale régionale. Tous les centres éducatifs, des garderies jusqu'aux universités, seront fermées mercredi dans la région de Madrid et à Vitoria et Labastida, au Pays basque, a poursuivi le ministre.

Chypre a indiqué lundi avoir enregistré ses deux premiers cas de personnes atteintes par le coronavirus, une annonce qui signifie que l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne sont désormais touchés par l'épidémie. En Allemagne, les autorités locales ont enregistré lundi deux premiers décès de malades infectés par le nouveau virus.

L’administration américaine exhorte les personnes âgées à faire des stocks

Aux États-Unis, cinq élus du Congrès américains sont en quarantaine volontaire, dont au moins deux républicains qui ont eu des contacts avec Donald Trump après avoir été exposé au coronavirus. L'élu de la Chambre des représentants Matt Gaetz voyageait lundi même à bord de l'avion présidentiel Air Force One qui ramenait Donald Trump vers Washington. Il a signalé un peu plus tard avoir été exposé "il y a onze jours" à une personne qui a depuis subi un test positif au coronavirus.

Un autre élu républicain de la Chambre, Doug Collins, qui avait rencontré Donald Trump vendredi, a lui annoncé lundi qu'il se mettait volontairement en quarantaine bien qu'il n'ait "aucun symptôme", parce qu'il avait été exposé au coronavirus fin février.

Doug Collins était juste derrière le président américain vendredi lors d'une visite officielle des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains à Atlanta, selon des images de l'AFP. Il aurait aussi serré la main de Donald Trump à l'occasion de ce déplacement, d'après certains médias.

Les deux élus ont été exposés au virus lors d'une grande conférence conservatrice (CPAC), organisée du 26 au 29 février près de Washington.

Plus tôt dans la journée, les autorités sanitaires ont exhorté lundi les personnes les plus susceptibles de tomber gravement malade à cause du coronavirus, soit les personnes âgées et les personnes avec des maladies chroniques, à faire des stocks de provisions et de médicaments afin de se préparer à rester chez elles.

"Faites en sorte d'avoir des stocks à disposition notamment des médicaments pour la tension artérielle et le diabète, et d'autres médicaments courants pour traiter la fièvre et d'autres symptômes", a déclaré Nancy Messonnier, une responsable des Centres américains de contrôle de santé et de prévention des maladies(CDC).

"Ayez assez de produits ménagers et de provisions afin de vous préparer si jamais vous deviez restez chez vous pendant un certain temps", a-t-elle ajouté.

Le président Donald Trump a toutefois minimisé lundi la crise due au coronavirus, dont le bilan est, selon lui, sans commune mesure avec celui de la grippe saisonnière.

"L'année dernière, 37 000 Américains sont morts de la grippe. Elle cause en moyenne entre 27 000 et 70 000 (morts) par an. Rien n'est fermé, la vie et l'économie suivent leur cours. À ce stade, il y a 546 cas de coronavirus confirmés et 22 décès. Réfléchissez-y !", a-t-il écrit sur Twitter.

Avec AFP et Reuters

 

 

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