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Coronavirus : le pétrole s'effondre, entraînant les Bourses asiatiques et européennes

Un gisement de pétrole dans le Dakota du Nord, aux États-Unis.
Un gisement de pétrole dans le Dakota du Nord, aux États-Unis. © Shannon Stapleton, Reuters

Le marché de l'or noir était aux abois après la décision de l'Arabie saoudite de réduire drastiquement ses prix suite à l'échec des négociations entre l'Opep et la Russie. Ces derniers n'ont pas réussi à s'entendre pour réduire leur production face à la chute de la consommation due à l'épidémie de coronavirus.

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Les cours du pétrole chutaient lourdement, lundi 9 mars, après que l'Arabie saoudite eut décidé de baisser ses prix à la livraison, en raison de l'échec de l'Opep et de ses alliés à se mettre d'accord pour soutenir les cours.

Les deux principaux contrats étaient en baisse de 20 %, le prix du WTI (West Tewas Intermediate) s'établissant à 32 dollars le baril et celui du Brent à 36 dollars. Bloomberg News a rapporté que l'Arabie saoudite s'était lancée dans une vaste braderie en effectuant la plus importante réduction de ses prix pétroliers en 20 ans.

Ainsi, le prix pour le pétrole à destination d'Asie a diminué de 4-6 dollars par baril alors que celui pour les États-Unis a été réduit de 7 dollars par baril. Aramco a vendu son baril d'Arabian Light à un prix sans précédent : 10,25 dollars en dessous du baril de Brent de la mer du Nord, selon Bloomberg.

FR NW GRAB ANTOINE SHANGHAI 06H

Les bourses asiatiques chutent

Les mesures saoudiennes sont intervenues après l'échec de négociations entre l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie sur des réductions de production. Ils n'ont pas réussi à s'entendre sur des coupes supplémentaires de leur production pour tenter d'enrayer la chute de la consommation d'or noir face à l'épidémie de coronavirus. La Russie s'est opposée à une nouvelle réduction de 1,5 million de barils par jour.

Les principales Bourses d'Asie essuyaient également de lourdes pertes. La Bourse de Hong Kong a clôturé sur un plongeon de plus de 4 %, à l'unisson des grandes places asiatiques. La Bourse de Tokyo a chuté de 5,07 % lundi, sa plus forte baisse en une séance depuis le 24 juin 2016.

Impact sur l'économie européenne

En Europe, la Bourse de Londres s'est effondrée de plus de 7,69 %, celle de Paris perdant 8,39 %, Francfort 7,94 % et Madrid près de 7 %. Milan, située dans la région d'Italie la plus frappée et où des mesures drastiques de confinement ont été prises, a dévissé d'un peu plus de 8 %, après d'autres séances de lourdes pertes.

Lors d'une conférence de presse lundi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis que l'UE allait "faire tout son possible pour aider à absorber l'impact" du virus sur l'économie. Elle a ajouté qu'il fallait pour cela un accord en urgence sur le budget 2021-2027

Avec AFP et Reuters

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