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XV de France: une fin en queue de poisson

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Édimbourg (AFP)

Le report du match face à l'Irlande samedi précipite la fin de la campagne hivernale du XV de France, pleine de promesses mais qui s'achève en queue de poisson après la défaite en Ecosse (28-17) dimanche.

. "Très envie de rejouer" mais... pas avant juillet

Juste avant d'embarquer dans l'avion du retour, lundi matin, le sélectionneur Fabien Galthié avait lancé: "Nous avons très, très envie de rejouer". A l’atterrissage, la décision était prise: France-Irlande, prévu samedi, au Stade de France a été reporté à une date ultérieure. Ce match aurait permis au XV de France de solder, au moins en partie, la défaite d'Edimbourg où les joueurs de Galthié ont failli dans le combat et dans la discipline, pour encaisser leur première défaite.

Au-delà des cas particuliers (indisponibilités de Dupont, Ntamack et Chat, suspension à venir d'Haouas), le rendez-vous avec les Irlandais aurait permis de voir la capacité de réaction du nouveau XV de France, six jours après une défaite cuisante.

Impossible de trouver une date dans le calendrier surchargé, France-Irlande devrait être reprogrammé à l'automne. Il faudra donc attendre les deux tests-matches prévus en Argentine en... juillet pour revoir les Bleus.

. Apprendre à gérer les émotions

Les deux tests-matches prévus en Argentine en juillet, puis les rendez-vous de l'automne (Irlande donc, avant les traditionnels tests de novembre face à l'Australie et l'Afrique du Sud) devraient permettre au XV de France de se pencher sur les lacunes apparues en Ecosse.

Trois matches, trois victoires et un jeu retrouvé. Les Bleus se rendaient à Murrayfield avec le statut de favoris. Peut-être un peu trop. "C'est vrai qu'on a le sentiment que l'équipe a, contrairement au match contre l'Angleterre ou au pays de Galles, manqué de 10% dans l'engagement, d'intensité dans tout ce qui était collision, engagement, préemption du ballon... Peut-être même pas 10%. Les Ecossais nous ont pris à la gorge", a expliqué Galthié.

Le concert de louanges et le soutien retrouvé de ses supporters seraient montés à la tête de ces jeunes Bleus? "C'est une équipe en construction, qui est jeune. Après le passif des années précédentes, ils sont devenus quasi des héros, des exemples... C'est impossible de rester imperméable aux louanges, à l'environnement. Quand on a pris le bus, il y avait une marée humaine qui nous a accompagné jusqu'au stade. C'est possible que tous ces éléments-là, qu'on avait plutôt bien maîtrisés jusque-là, nous aient perturbés inconsciemment. Ce supplément de chaleur, de soutien, il est possible que, peut-être, ça nous ait mis un peu de pression négative alors que notre force, c'était plutôt de jouer sans rien attendre, de défier des adversaires qui étaient supérieurs à nous", a-t-il ajouté.

. Une défense pour Haouas

Au-delà du problème mental ou technique, le XV de France est confronté à la gestion du cas Mohamed Haouas, exclu en première période à Edimbourg pour un coup de poing sur le troisième ligne écossais Jamie Ritchie. Le pilier de Montpellier, qui encourt une lourde suspension, a été défendu par l'encadrement qui est monté au front pour le défendre: "J'ai voulu rester froid et prendre le temps de bien visionner les images pour trouver une explication à ce geste. Il n'y a pas de hasard. Nous avons trouvé des images assez parlantes, que j'ai transférées au commissaire. C'est entre ses mains pour décider le sort du joueur de l'équipe d'Ecosse", a lancé le manager Raphaël Ibanez, sans expliquer quel geste il visait.

Des images montrent la main du N.8 écossais Hening en contact avec la zone oculaire d'Haouas juste avant le coup de poing fatal.

"C'est un geste qui mérite un carton rouge" a dit Ibanez.

"Si +Momo+ tombe à ce moment-là, ça s'arrête là", a ajouté le sélectionneur Fabien Galthié, évoquant le manque d'expérience de ses hommes.

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