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Algérie : le journaliste Khaled Drareni libéré mais placé sous contrôle judiciaire

Algerian demonstrators wave the national flag during a demonstration in the capital Algiers, on February 28, 2020. Mass protests erupted in Algeria a year ago last Saturday, in response to President Abdelaziz Bouteflika announcing he intended to run for a fifth term after 20 years in power -- despite being debilitated by a 2013 stroke.
Algerian demonstrators wave the national flag during a demonstration in the capital Algiers, on February 28, 2020. Mass protests erupted in Algeria a year ago last Saturday, in response to President Abdelaziz Bouteflika announcing he intended to run for a fifth term after 20 years in power -- despite being debilitated by a 2013 stroke. © Ryad Kramdi, AFP

Le journaliste indépendant algérien Khaled Drareni, figure du mouvement de contestation "Hirak" placé en garde à vue à la suite d'une marche antirégime samedi, a été relâché mardi. Il est reste sous contrôle judiciaire pour "atteinte à l'unité nationale".

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"Khaled Drareni sous contrôle judiciaire. Il est accusé d'incitation à attroupement non armé et d'atteinte à l'unité nationale", a indiqué le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Le journaliste indépendant algérien a été relâché sous contrôle judiciaire, mardi 10 mars, mais deux militants du mouvement de contestation "Hirak" ont, eux, été maintenus en détention provisoire à la suite d'une marche antirégime tenue samedi à Alger, selon l'association de soutien aux détenus.

Le journaliste, en garde à vue depuis samedi, a pu sortir libre du tribunal de Sidi M'hamed, à Alger, où il avait été présenté mardi matin, selon des témoins. Plusieurs syndicats de journalistes et des associations de défense de la liberté de la presse réclamaient alors la libération de Khaled Drareni, correspondant en Algérie de l'ONG Reporters sans frontières (RSF).

Réagissant à la libération de Khaled Drareni, le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a fait part du soulagement de l'ONG, mais aussi de son inquiétude de "sa mise en examen pour 'atteinte à l'unité nationale' qui lui fait risque dix ans de prison".

Deux militants du "Hirak", Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche - ont, eux, été placés sous mandat de dépôt et restent donc en détention, selon le CNLD. Un quatrième manifestant, Toufik Hassani, était jugé en comparution immédiate mardi après-midi par le tribunal algérois.

Arrêtés pour "attroupement non armé"

"C'est surprenant et inquiétant", a déclaré Saïdi Salhi, vice-président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH) et membre du collectif de défense, à l'AFP. "Nous nous attendions à des mesures d'apaisement et nous assistons à l'escalade, ce qui n'aide pas à détendre l'atmosphère".

"Samir Benlarbi a été acquitté pour les mêmes chefs d'accusations pour lesquels on le renvoie en prison aujourd'hui. C'est surprenant. La justice algérienne en prend un coup", a estimé le militant pour les droits humains.

Déjà interpellés à maintes reprises, Samir Benlarbi, militant de la société civile, et Toufik Hassani, ancien policier ayant publiquement pris position contre le régime, sont deux figures connues du "Hirak", le mouvement de contestation populaire qui secoue l'Algérie depuis plus d'un an.

Tous les quatre avaient été arrêtés samedi pour "attroupement non armé", en compagnie d'une trentaine de manifestants, alors qu'ils participaient à une marche à Alger.

Avec AFP

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