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Coronavirus : "Nous ne sommes plus vraiment dans la phase 2", selon Emmanuel Macron

Le président français, Emmanuel Macron, a effectué une visite surprise au centre d'appel du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades, le 10 mars 2020.
Le président français, Emmanuel Macron, a effectué une visite surprise au centre d'appel du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades, le 10 mars 2020. © Ludovic Marin, AFP/POOL

Le chef de l'État a effectué une visite surprise au centre d'appels du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades, mardi, où il a affirmé que la France n'en était qu'au début de l'épidémie de coronavirus et que le pays était au seuil de la phase 3.

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"Nous sommes au tout début de cette épidémie" du coronavirus en France, a affirmé Emmanuel Macron, mardi 10 mars, après une visite surprise au centre d'appel (15) du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, qui reçoit environ 6 000 appels par jour.

"Nous ne sommes qu'au début", "il faut être clair, lucide", a-t-il averti devant la presse, alors que des mesures de protection ont été renforcées à l'Élysée autour de lui. L'un de ses plus proches collaborateurs, son directeur de cabinet Patrick Strzoda, qui a été au contact d'un cas positif, a ainsi été prié de passer au télétravail.

Interrogé sur le passage à la phase 3 des mesures de protection en France, le chef de l'État a expliqué qu'elles seraient différenciées sur le territoire.

"Plus vraiment dans la phase 2"

"Nous avons anticipé, nous sous sommes préparés", a insisté le président français qui a rappelé que "85 % des cas sont de formes bénignes". Il a toutefois reconnu que "nous ne sommes plus vraiment dans la phase 2" de l'état d'alerte, compte tenu des aménagements pris dans les zones les plus touchées par le virus.

La mission du 15 est de faire le tri entre les urgences "normales" et celles relatives au coronavirus. C'est le cas à Mulhouse, foyer majeur de l'infection en France depuis un vaste rassemblement évangélique, fin février.

"Je pense qu'il ne faut pas considérer qu'il va y avoir à un moment donné dans notre pays une grande bascule où tout va changer", a ajouté Emmanuel Macron, lançant des appels au civisme individuel. "Il faut qu'on reste extrêmement adaptable et à chaque moment selon la différenciation des territoires".

Hommage aux soignants

Le chef de l'État a également adressé un message de soutien et de reconnaissance au personnel médical et notamment celui du 15, submergé d'appels.

"Nous avons vu des femmes et des hommes extraordinairement motivés, courageux, qui sont sur le pont et en première ligne. (...) Cette première ligne, elle tient avec courage, avec intelligence, avec mobilisation depuis plusieurs semaines", a-t-il déclaré en hommage aux soignants.

La semaine précédente déjà, lors de sa visite à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, il avait été interpellé par un médecin en colère qui, sous l'œil des caméras, lui a réclamé davantage de moyens pour l'hôpital public. Mardi, sa visite à Necker s'est effectuée à bonne distance de la presse.

Téléconsultation

Dans les territoires où le virus circule activement, les personnes présentant des symptômes peuvent aussi consulter leur médecin de ville, a souligné Emmanuel Macron, mentionnant la possibilité d'avoir recours à la téléconsultation, plutôt que d'appeler le 15.

Cette visite à Necker est le quatrième déplacement du chef de l'État autour de la crise du coronavirus depuis dix jours, alors que tous ses déplacements non liés à la crise ont été annulés ou presque.

Le dernier bilan officiel, mardi, rapportait 1 606 cas de contamination et 33 décès confirmés, pour la plupart des personnes âgées et vulnérables.

Avec AFP

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