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Ligue des champions : dans l'adversité, Paris veut briser sa malédiction face à Dortmund

Le PSG d'Edinson Cavani va tenter de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions face au Borussia Dortmund mercredi 10 mars.
Le PSG d'Edinson Cavani va tenter de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions face au Borussia Dortmund mercredi 10 mars. © Jeff Pachoud, AFP

Après la défaite au match aller 2 à 1, le PSG doit s'imposer, mercredi, face à Dortmund en huitième de finale de Ligue des champions. Cependant, une fois de plus, les éléments semblent se liguer contre le club parisien, à l'image de ce ce huis clos au Parc des Princes.

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Au PSG, les années se suivent et se ressemblent. Le mois de mars arrive et les éléments se liguent contre le Paris Saint-Germain. Scénarios improbables de match, blessures et désormais l'épidémie de coronavirus qui prive les hommes de Thomas Tuchel de leurs supporters en raison d'un huis clos sanitaire pour la réception de Dortmund mercredi 11 mars (21 h, heure de Paris).

Le Paris Saint-Germain n'a pourtant pas le droit à l'erreur. À l'aller, Kylian Mbappé et ses coéquipiers ont déjoué pour finalement perdre 2 à 1 contre des Allemands emmenés par leur flamboyante pépite Erling Haaland et portés par l'ambiance survoltée du "Mur jaune".

Pour ce match retour, le club français comptait sur son propre 13e homme, l'appui des 48 000 supporters que peut compter un Parc des Princes, pour renverser la situation. L'épidémie mondiale de coronavirus et son développement rapide en France en a décidé autrement : la préfecture de police de Paris a annoncé que le match se déroulerait à huis clos.

"On va jouer sans spectateurs, sans supporters. Dans un match comme celui-là, c'est super important pour créer une ambiance spéciale, pour créer de la pression sur nos adversaires", a déploré l'entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, en conférence de presse.

Jusqu'à la dernière minute, les dirigeants du PSG ont pourtant tenté de négocier avec le ministère des Sports et la préfecture de police de Paris pour éviter ce scénario tant redouté. En vain.

La malédiction de la phase finale ?

De quoi mettre de l'eau au moulin de la malédiction du PSG version qatarie. En effet, ces dernières années, alors que la C1 est l’objectif affiché des propriétaires du club, le Paris Saint-Germain n’a jamais dépassé les quarts de finale malgré les centaines de millions investis. Depuis trois saisons, un schéma semble même se dégager : les bleu et rouge effectuent un premier tour de Ligue des champions quasi parfait, avant de s'effondrer de manière inexplicable lors des matches à élimination directe.

En 2017, le PSG avait vécu sa funeste remontada contre le FC Barcelone. Après une démonstration de force au match aller (4-0), les Parisiens s'étaient fait sortir en raison d'un match retour défiant toutes les statistiques (6-1). En 2019, après avoir maîtrisé Manchester United à Old Trafford (0-2), les "kids" mancuniens ont humilié les joueurs de Thomas Tuchel sur leur propre pelouse (1-3). Un nouvel échec cette année pourrait d'ailleurs signer la fin du technicien allemand sur le banc parisien.

Les blessures ont également plombé le PSG ces dernières années. Neymar, acheté pour un montant record de 222 millions à l'été 2017 pour aider le club à passer un cap, n'a jamais pu épauler ses coéquipiers en huitième de finale retour de la compétition jusqu'à ce mercredi.

Une préparation et une équipe tronquées

Cependant, chassez le malheur, il revient au galop. C'est désormais le prodige français Kylian Mbappé qui est diminué. Malade, l'attaquant du PSG a manqué l'entraînement lundi et mardi en raison d'une angine, laissant planer le doute sur sa participation. Si la star française est bien dans le groupe annoncé pour le match, sa préparation physique se retrouve forcément affectée.

Tout comme celle de son équipe, qui a été privée de répétition générale en championnat puisque le match contre Strasbourg du 7 mars a été annulé en raison du coronavirus. L'annulation permet certes aux joueurs parisiens de disposer de repos supplémentaires par rapport à leurs adversaires qui se sont laborieusement imposés à Mönchengladbach samedi (2 à 1). Cependant, certains joueurs pourraient se retrouver en manque de rythme sur la pelouse. À l'image de Neymar qui, depuis son match manqué lors du huitième de finale aller, n'a pu jouer que deux petits matches en raison d'un carton rouge.

Même dispensée d'un dernier tour de chauffe en Alsace, son équipe est dans "un bon rythme", a voulu rassurer Thomas Tuchel.

Mais ajoutez à cela les absences du latéral Thomas Meunier et du milieu Marco Verratti, suspendus, celle du capitaine Thiago Silva, blessé, la réputation de poissards des Parisiens est loin d'être usurpée.

Des supporters dépités mais qui veulent y croire

"Soutenir le PSG, c'est apprendre à souffrir !" : les supporters attendus au Parc des Princes se veulent philosophes après ces nouveaux coups du sort

"Chaque année, il se passe un truc. J'ai aujourd'hui un sentiment de fatalité", explique Simon (28 ans), interrogé par l'AFP. Il devait assister au match avec son frère, venu de Toulon pour l'occasion et "dépité". "Aujourd'hui, je suis persuadé qu'on va être éliminés. Les joueurs ne vont pas se transcender sans public."

La décision de la préfecture pourrait ne pas empêcher les supporters de se rassembler le soir du match, dans les bars ou aux abords du Parc. Le Collectif ultras Paris (CUP), le principal groupe de supporters, a invité les fans à se réunir mercredi aux alentours du stade avant la rencontre, pour que "les joueurs nous entendent de l'extérieur et continue d'y croire :

"Joueurs, staff, dirigeants, si vous voulez gagner, jouez comme des guerriers, faites les trembler, soyez sans pitié !", exigent-ils, renouvelant par là un appel déjà lancé le 23 février en des termes plus fleuris : ""Kombouare, Gino, Rai, c’était la rage de vaincre. Silva, Mbappé, Neymar, la peur de gagner ? Portez vos c*******."

Car l'espoir des supporters est bien là : alors que les conditions semblent les plus défavorables, que les joueurs trouvent enfin les ressources mentales pour s'imposer dans l'adversité. Et qu'est ce qui serait plus ironique que de briser la malédiction dans le retentissant silence d'un huis clos ?

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