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Russie : réforme constitutionnelle adoptée, vers un cinquième mandat pour Vladimir Poutine ?

Après adoption de sa réforme constitutionnelle par les députés, le 10 mars 2020, Vladimir Poutine a annoncé qu'il appartient désormais à la Cour constitutionnelle de trancher s'il pourra, ou non, se présenter à un nouveau mandat présidentiel en 2024.
Après adoption de sa réforme constitutionnelle par les députés, le 10 mars 2020, Vladimir Poutine a annoncé qu'il appartient désormais à la Cour constitutionnelle de trancher s'il pourra, ou non, se présenter à un nouveau mandat présidentiel en 2024. © Alexander Nemenov, AFP

Le président russe a annoncé mardi qu'il pourrait se présenter à un nouveau mandat présidentiel, après l'adoption en deuxième lecture par les députés de sa réforme constitutionnelle. C'est désormais à la Cour constitutionnelle de trancher.

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Vladimir Poutine a jugé "possible" de "réinitialiser" le compteur limitant actuellement à deux les mandats présidentiels en Russie. Devant le Parlement, le président russe a en effet annoncé, mardi 10 mars, que la Cour constitutionnelle devra trancher s'il pourra, ou non, se présenter à un cinquième mandat. Une déclaration qui fait suite à l'adoption par les députés russes, en deuxième lecture, de sa vaste réforme de la Constitution.

"En principe, cette option serait possible, mais à une condition", a précisé Vladimir Poutine. "Si la Cour constitutionnelle russe conclut officiellement qu'un tel amendement n'est pas contraire à la loi fondamentale", et "seulement si les citoyens soutiennent un tel amendement lors du vote national du 22 avril".

Un amendement qui permettrait au président de se représenter après la fin de son mandat actuel, en 2024.

Un pouvoir présidentiel fort "absolument nécessaire"

Selon ce qu'a affirmé Vladimir Poutine à la Douma, un "pouvoir présidentiel fort est absolument nécessaire à la Russie", ce que "la situation économique et sécuritaire actuelle rappelle encore une fois". 

Tout en reconnaissant que "les Russes doivent avoir dans n'importe quelle élection une alternative", il a estimé que "la stabilité est peut-être plus importante et doit être prioritaire".

Annoncée par surprise par le président russe en janvier dernier, cette première révision de la Constitution depuis son adoption en 1993 est largement considérée comme une manière de préparer l'après-2024, date de la fin de son dernier mandat présidentiel après deux sextennats consécutifs.

Aucun vote contre

Le texte a été soutenu par 382 députés de la Douma, chambre basse du Parlement, tandis que 44 se sont abstenus. Personne n'a voté contre.

La troisième et dernière lecture aura lieu mercredi, le texte devant être soumis le jour même pour approbation au Conseil de la Fédération, la chambre haute.

Vladimir Poutine, qui n'a pas précisé ses intentions pour la suite, a néanmoins fait savoir qu'il n'était pas favorable aux habitudes de l'ère soviétique de voir les dirigeants rester aux commandes jusqu'à leur mort.

Âgé de 67 ans, cet ancien officier du KGB préside aux destinées de la Russie depuis 2000. Il a déjà effectué quatre mandats présidentiels, avec un intermède au poste de Premier ministre entre 2008 et 2012, la présidence étant alors assurée par son ex-dauphin Dmitri Medvedev.

Pour l'instant, les prochaines législatives russes sont programmées pour le mois de septembre 2021, mais mardi, un autre parlementaire du parti présidentiel a proposé la tenue d'élections législatives anticipées dès que la réforme constitutionnelle aura été adoptée. Proposition à laquelle le président russe s'est dit opposé

Avec AFP et Reuters

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