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C1: Paris force la porte des quarts, le tenant Liverpool guillotiné

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Paris (AFP)

Du silence et des succès retentissants: à huis clos, le PSG a renversé Dortmund 2-0 mercredi en huitièmes retour de Ligue des champions, effaçant trois ans de malédiction pour atteindre les quarts de finale, dont sera absent le tenant Liverpool, guillotiné par l'Atlético (3-2 a.p.).

- Le PSG tord le cou au mauvais sort -

Pour Paris, tout a été étrange dans cette soirée, qui a commencé par un feu d'artifice au-dessus du Parc des Princes et s'est achevée sur une course folle des joueurs parisiens, torses nus, devant des gradins vides de tous supporters en raisons des restrictions liées à l'épidémie de coronavirus.

Après trois échecs successifs du PSG en huitièmes, c'était l'heure de Neymar, buteur mais décevant lors du match aller perdu 2-1 en Allemagne il y a trois semaines. Le Brésilien, recruté en 2017 pour illuminer ce genre de soirées, a répondu présent après avoir été empêché deux années d'affilée par des blessures.

Malgré une mauvaise réception en début de match, qui a fait craindre pour son épaule droite (7e), il a montré la voie en ouvrant le score sur corner d'une tête plongeante (28e), soit le 400e but de sa carrière professionnelle.

"Ney" a aussi été impliqué au départ de l'action du deuxième but, conclue par un centre de Pablo Sarabia et une déviation de Juan Bernat (45e+1). Et, impliqué sur l'exclusion d'Emre Can (89e), l'attaquant-star a fini la soirée en larmes, comme si la pression retombait enfin.

Dans ce contexte si particulier, le PSG a été bien aidé par le non-match de Dortmund, trop maladroit offensivement, à l'image des tentatives ratées de Jadon Sancho (36e, 37e) et de l'invisible Erling Haaland, héros du match aller côté BVB.

Mais cette fois, à l'inverse des effondrements subis en 2017 lors de la "remontada" à Barcelone (4-0, 1-6), ou l'an dernier contre Manchester United (2-0, 1-3), Paris n'a pas craqué dans le final. Tout l'inverse du Borussia, qui a fini à dix après l'exclusion de Can.

C'est un soulagement pour l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, mais ce ne doit être que le début de la conquête, à condition que la C1, perturbée par le coronavirus, puisse aller jusqu'à son terme cette saison...

- Le tenant Liverpool se casse les dents -

Coup de tonnerre à Anfield! Liverpool, champion d'Europe en titre, espérait pouvoir effacer la défaite subie à l'aller (1-0), dans la ferveur de son stade où les supporters étaient bel et bien présents, mais le tenant a chuté dès les huitièmes de finale.

Les "Reds" ont pourtant ultradominé à domicile, menant 2-0 au début de la prolongation sur un but de Roberto Firmino (94e), avant de sombrer inexplicablement, victimes d'un doublé de Marcos Llorente (97e, 105e+1).

Sous une pluie battante, les "Reds" pourront regretter leurs nombreuses occasions gaspillées face au bloc défensif des "Colchoneros" et à l'impérial gardien Jan Oblak.

Certes, le portier slovène n'a rien pu faire sur l'ouverture du score, une tête piquée et puissante du milieu néerlandais Georginio Wijnaldum (43e). Mais lorsque Liverpool a entamé un siège en règle de la cage adverse, trouvant la transversale par Andy Robertson (67e), Oblak s'est démultiplié, la défense de l'"Atleti" a serré les rangs et les vieilles méthodes de l'entraîneur Diego Simeone, courage et roublardise, ont fonctionné une fois de plus.

L'Atlético a fait courir un frisson à Anfield, dans la dernière minute du temps additionnel, avec un but de la tête de Saul. Mais l'arbitre l'a logiquement annulé pour hors-jeu (90e+3) et condamné les deux équipes à la prolongation... où Marcos Llorente a joué les héros.

Le milieu défensif a marqué deux fois coup sur coup, puis Alvaro Morata a scellé le score en contre (120e+1). De quoi expédier les "Colchoneros" en quart et leur offrir le scalp des "Reds" de Liverpool.

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