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Coronavirus: la privatisation d'ADP exclue "dans l'immédiat", selon le gouvernement

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Paris (AFP)

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a indiqué mercredi que la question de la privatisation d'Aéroports de Paris (ADP) "ne saurait se poser dans l'immédiat compte-tenu des conditions" actuelle du marché dues à la crise du coronavirus et du pétrole.

"Compte tenu des conditions de marché, de toutes façons, nous serions un bien mauvais gestionnaire si nous faisions le choix immédiat de céder les actifs et nos participations dans ADP", a ajouté la secrétaire d'Etat à l'issue du Conseil des ministres, à la veille de date limite pour le dépôt des signatures exigées pour un référendum d'initiative partagées (RIP) sur cette opération contestée.

Lors du dernier pointage du Conseil constitutionnel, le projet de référendum présenté par plus de 250 députés et sénateurs (de LFI à LR) avait comptabilisé un peu plus de 1,1 million de soutiens, bien loin des 4,7 millions (10% du corps électoral) nécessaires pour déclencher un RIP.

Refusant de commenter ce résultat avant la fin de la période officielle de recueil des signatures fixée à jeudi minuit, Sibeth Ndiaye a toutefois précisé que "l'instabilité actuelle des marchés" montrait "que les conditions" n'étaient "pas du tout favorables pour le moment à une quelconque opération de privatisation et en particulier pour ce qui concerne ADP".

Sollicitée par l'AFP, la direction du groupe Aéroports de Paris n'a pas souhaité faire de commentaire sur cette annonce.

Avec la crise du coronavirus le contexte économique n'est plus du tout propice à une introduction en Bourse. Le transport aérien est frappé de plein fouet, compagnies aériennes et aéroports subissant à la fois les mesures de confinement, la prudence des vacanciers et les annulations de déplacements professionnels.

Dans le même temps, la panique a gagné les marchés boursiers, avec une chute de plus de 12% sur la dernière semaine de février et un "lundi noir" cette semaine, le CAC 40 ayant décroché de plus de 8%, du jamais vu depuis la crise financière de 2008.

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