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Municipales 2020

Débat des municipales à Paris : ultime passe d'armes entre Rachida Dati et Anne Hidalgo

Sept candidats engagés dans la course à la mairie de Paris, mardi 10 mars.
Sept candidats engagés dans la course à la mairie de Paris, mardi 10 mars. © Christophe Archambault, AFP

Les sept principaux candidats à la mairie de Paris se sont retrouvés, mardi soir, autour d'un ultime débat, polarisé par la maire sortante, Anne Hidalgo et la candidate Les Républicains, Rachida Dati, en tête des sondages. 

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Le débat entre les sept candidats à la mairie de Paris, mardi 10 mars, s’est résumé à une passe d’arme entre Rachida Dati (LR) et Anne Hidalgo (PS). Le directeur de campagne de la maire sortante, Emmanuel Grégoire, avait d’ailleurs prévenu : "Notre sujet c'est Rachida Dati, Buzyn n'en est plus un".

Quelques minutes après le début du débat organisé par France Télévisions, les candidats ont été interrogés à tour de rôle sur le logement, lorsqu'Anne Hidalgo s'en est pris à Rachida Dati, sa principale rivale dans les sondages, avec laquelle elle entretient de bonnes relations en privé.

"Je ne suis pas votre élève"

"Je voudrais demander à madame Dati quel est le revenu moyen d'un ménage avec deux enfants ?", interroge la socialiste, candidate soutenue par une plateforme "Paris en commun" (qui regroupe PS, PCF, élus Générations et personnalités issues de la société civile).

"Le revenu moyen est au-dessus du revenu moyen national", répond la candidate de la droite, avant que la socialiste ne coupe sèchement : "Vous ne le connaissez pas".

"Je ne suis pas votre élève madame Hidalgo", réplique Rachida Dati, qui embraye sur le bilan de la maire sortante avant de dénoncer ses alliances à venir.

À l'écologiste David Belliard, elle lui assène ainsi :"Vous allez vous retrouver" avec madame Hidalgo. Interrogée sur les rythmes scolaires, et la semaine à quatre jours que certains candidats veulent désormais abolir, madame Dati dénonce "les méthodes radicales (qui) sont les pires" et des décisions imposées aux familles.

Sur la propreté, même combat. La candidate de droite renvoie la maire de Paris à son bilan après six ans de mandat et "20 ans" passés à l'Hôtel de Ville, en tant qu'adjointe de Bertrand Delanoë. "70 % des Parisiens n'en peuvent plus de la mandature actuelle", insiste Rachida Dati.

La sécurité ? madame Hidalgo, "il faut se promener dans Paris, il faut aller dans les quartiers", martèle madame Dati, qui veut une police municipale armée et mène une campagne tambour battant en multipliant, depuis l'automne, ses déplacements dans le nord-est populaire de la capitale.

Anne Hidalgo creuse l’écart

Selon un nouveau sondage Ipsos-Sopra Steria diffusé mardi, Anne Hidalgo (26 %, +1) creuse l'écart sur Rachida Dati (23 %, -1), alors que Agnès Buzyn est stable à 19 %. Les autres participants au débat, David Belliard (EELV, 11 %), Cédric Villani (ex-LREM, 7 %), Danielle Simonnet (LFI, 4,5 %) et Serge Federbusch (soutenu par le RN, 4 %), suivent loin derrière.

Entrée en campagne pour remplacer au pied levé Benjamin Griveaux, démissionnaire, la candidate Agnès Buzyn tente elle de décliner son programme, sans échapper aux attaques, qualifiées de "bassesses importantes" par son entourage. "Peut-être que vous avez l'habitude des nominations et des cooptations", lui lance Rachida Dati.

"J'ai pris des risques. J'ai quitté un poste de ministre nommé pour m'engager pour les Parisiens", lui répond Agnès Buzyn. "Vous avez un poste de secours au cas où", rétorque Rachida Dati. "Comment osez-vous ?", s'indigne madame Buzyn.

"Je vous rappelle que la maire de Paris est là, pourquoi vous vous attaquez à moi ?", lui demande Agnès Buzyn qui plus tard, s'attaque aussi au bilan de la maire sortante. "Madame Hidalgo, pourquoi attendre une campagne municipale pour tout d'un coup augmenter le budget propreté ?"

"On n'est pas à Koh-Lanta"

Comme au premier débat organisé la semaine dernière, des candidats ont tenté d'esquisser des alliances de second tour à l'instar d'Anne Hidalgo, envoyant du "mon Cédric" au candidat ex-LREM, mathématicien médaillé Fields, et au candidat d'EELV, allié traditionnel du Parti socialiste à Paris.

Agnès Buzyn s'est également dite "en phase" avec Cédric Villani. "On n'est pas à Koh-Lanta, là c'est pas des alliances à qui vous donnez le collier d'immunité", a attaqué madame Dati, accusant madame Buzyn de "mépris" et de "jouer l'élection dans le dos" des Parisiens, sans afficher clairement ce que seront ses alliances de second tour.

Soupçonnée à tort, selon elle, de vouloir s'allier à Rachida Dati, Agnès Buzyn répète inlassablement qu'"il n'y aura pas d'alliance avec Rachida Dati", mais des discussions "arrondissement par arrondissement" autour d'"un projet programmatique".

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Avec AFP

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