Irak : deux Américains et un Britannique tués dans l'attaque d'une base militaire

Des soldats américains regardent les dégâts occasionnés par une frappe iranienne dans la base aérienne de Ain al-Asad en Irak, le 13 janvier 2020
Des soldats américains regardent les dégâts occasionnés par une frappe iranienne dans la base aérienne de Ain al-Asad en Irak, le 13 janvier 2020 © John Davison, Reuters

Deux Américains et un Britannique ont été tués, mercredi, lors d'une attaque à la roquette contre la base militaire irakienne de Taji, au nord de Bagdad, a indiqué un responsable militaire américain.

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C'est l'attaque la plus meurtrière contre des forces occidentales en Irak depuis l'assassinat du général iranien Qassem Soleimani. Une salve de roquettes s'est abattue, mecredi 11 mars, sur la base militaire de Taji, dans le nord de l'Irak, tuant un soldat américain, un soldat britannique, et un sous-traitant américain, a indiqué un responsable militaire américain.

Le Pentagone a confirmé dans un communiqué la mort de trois membres de la coalition, dont deux Américains. Douze autres personnes ont été blessées dans cette attaque, qui fait l'objet d'une enquête, a précisé le ministère américain de la Défense. La coalition internationale antijihadiste emmenée par les États-Unis avait indiqué plus tôt que 18 roquettes avaient été tirées au total, faisant également 12 blessés, sans préciser leur nationalité.

Aussitôt après cette attaque – la plus meurtrière recensée contre une base abritant des soldats américains depuis plusieurs années –, des raids aériens ont visé des positions de supplétifs de l'Iran à la frontière entre l'Irak et la Syrie, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Ces raids ont tué 18 paramilitaires irakiens, selon la même source.

Attaques non revendiquées

Les attaques à la roquette contre des soldats, des diplomates ou des installations des États-Unis en Irak ont déjà tué un sous-traitant américain et un soldat irakien par le passé. Aucune n'a été revendiquée mais Washington pointe régulièrement du doigt les factions armées pro-Iran.

Le spectre de nouvelles violences plane en Irak, où les tensions entre les deux grands alliés du pouvoir à Bagdad, Téhéran et Washington, ont déjà dégénéré ces derniers mois.

Le Parlement irakien a récemment voté l'expulsion des 5 200 soldats américains du pays, une décision qui doit encore être appliquée par le gouvernement. Mais l'Irak est plongé depuis des mois dans le marasme politique. Le gouvernement démissionnaire depuis décembre n'a toujours pas été remplacé faute d'accord au sein du Parlement le plus éclaté de l'histoire récente de l'Irak.

Avec AFP

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