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Virus: à Valence, que faire des figurines géantes des Fallas ?

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Valence (Espagne) (AFP)

L'épidémie de coronavirus a entraîné le report des fêtes populaires des Fallas dans la ville espagnole de Valence (est) qui se demandait mercredi ce qu'elle allait faire des figurines géantes déjà installées pour certaines dans ses rues.

Appelées "ninots", ces figurines de carton, de papier ou de polystyrène mesurant parfois plus de dix mètres étaient destinées à être brûlées pour célébrer l'arrivée du printemps, comme chaque année à la fin de cette fête qui devait avoir lieu du 15 au 19 mars.

Attirant habituellement un million de personnes, "las Fallas" sont classées au patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco.

Face au bond des cas de coronavirus ces derniers jours en Espagne, devenu l'un des pays les plus touchés d'Europe, les autorités ont décidé mardi soir de reporter les Fallas qui n'avaient jamais été suspendues depuis la fin de la Guerre civile espagnole (1936-1939).

Mais problème, certains ninots ont déjà été installés dans les rues ou sur les places. Et les artistes ayant passé des mois à les construire rechignent à les démonter face au coût que cela représenterait.

La volonté du gouvernement régional "est de faire en sorte que ces fêtes puissent se dérouler cette année", a dit mercredi à la télévision publique espagnole le président de la région de Valence, Ximo Puig, selon qui cela reste toutefois suspendu à l'évolution de l'épidémie.

Le maire de Valence, Joan Ribó, a lui proposé que les "ninots", qui sont en général des caricatures de personnages célèbres ou des représentations liées à l'actualité, soient stockés temporairement dans le centre de congrès de la ville.

Mais l'organisation représentant les artistes "falleros" a déconseillé à ses membres de "démonter ou de retirer les sculptures ou les éléments qui sont dans les rues" avant que ne soit décidé qui prend en charge ce démontage dont le coût est "élevé".

Les ninots sont fabriqués par 380 associations de riverains pour un budget qui s'est élevé cette année à 7,8 millions d'euros.

Sur la place de la mairie, trône déjà la sculpture géante d'une femme méditant les yeux fermées et dotée mercredi d'un masque.

"Le coût du démontage, du stockage et du remontage sera infiniment plus élevé que le coût presque couvert de laisser la structure sur la place pour une période limitée", a écrit sur Instagram l'artiste Escif ayant réalisé cette sculpture baptisée "Ça aussi, cela passera".

Pour le responsable municipal des Fallas, Carlos Galiana, il n'y a de toute façon pas d'autre solution que de "brûler" comme chaque année toutes ces figurines. Il faut seulement "décider quand et comment".

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