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Wall Street creuse ses pertes, l'OMS qualifie le coronavirus de "pandémie"

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New York (AFP)

Wall Street creusait ses pertes mercredi à la mi-séance après la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de considérer l'épidémie de coronavirus comme une pandémie.

Vers 17H30 GMT, le Dow Jones Industrial Average dégringolait de 4,60%, à 23.867,28 points, après être tombé de plus de 5%.

Le Nasdaq plongeait de 3,98%, à 8.012,95 points, après avoir perdu temporairement plus de 4%.

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, s'affaissait de 4,14%, à 2.762,91 points.

Wall Street s'était pourtant envolée mardi, rebondissant nettement au lendemain de la plus lourde chute des indices new-yorkais depuis 2008, avec l'espoir d'annonces phare pour l'économie américaine.

Mercredi, l'OMS a déclaré que l'épidémie du Covid-19, qui a contaminé plus de 110.000 personnes dans le monde depuis fin décembre, pouvait être considérée comme une "pandémie".

Peu après cette annonce, les principaux indices new-yorkais, déjà en très forte baisse depuis l'ouverture, ont accéléré leur déclin.

Selon Maris Ogg, de Tower Bridge Advisors, cela indique "que le pire est peut-être encore à venir".

"Cela va sans doute prendre encore quelques semaines avant qu'on ait une idée claire de l'ampleur" de l'épidémie, juge l'experte, qui rappelle que très peu de tests de dépistage ont été réalisés aux Etats-Unis.

"Cela va prendre un peu de temps avant que le marché ne surmonte la panique. Nous sommes encore sur un chemin cahoteux", ajoute Mme Hogg.

La nouvelle dégringolade de mercredi, après de nombreuses séances chaotiques à Wall Street depuis plusieurs semaines, faisait craindre aux investisseurs que les indices new-yorkais ne tombent bientôt de plus de 20% par rapport à leurs précédents records, atteints en février.

Une telle situation, qui ne s'est plus produite depuis 2008 sur la place new-yorkaise, est qualifiée de "bear market", en référence à l'ours, symbole d'un marché démoralisé.

Pour répondre aux conséquences du coronavirus, l'administration Trump a prévu de présenter des mesures de soutien économique.

Le président américain a notamment laissé flotter mardi l'idée d'une suppression des charges et cotisations sociales jusqu'à la fin de l'année.

M. Trump doit par ailleurs rencontrer mercredi les croisiéristes et les PDG des banques américaines.

Les interventions des banques centrales étaient également particulièrement scrutées par les acteurs du marché, notamment après la baisse surprise de 50 points de base des taux directeurs par la Banque d'Angleterre.

La Banque centrale européenne (BCE) se réunit jeudi et la Réserve Fédérale la semaine prochaine, les acteurs du marché s'attendant à une nouvelle baisse des taux américains après celle surprise du mardi 3 mars.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine limitait les pertes et s'était même affiché en hausse en cours de séance. Vers 17H30 GMT, il s'établissait à 0,746%, contre 0,803% la veille à la clôture.

"Le marché obligataire annonce souvent ce qui va se passer. Il fonctionne de manière bien plus logique que le marché des actions", indique Mme Ogg.

"C'est encore tôt pour le dire mais je pense que la raison va l'emporter et que les gens vont réaliser qu'il va y avoir un dénouement", poursuit-elle.

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