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C1: Paris n'est plus maudit mais son épopée aura-t-elle lieu ?

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Paris (AFP)

La fin d'une malédiction de trois ans, un quart à jouer et un collectif retrouvé: le PSG, enfin à la hauteur des événements contre Dortmund mercredi (2-0), espère avoir initié l'épopée européenne tant attendue, un rêve néanmoins menacé par les restrictions liées au coronavirus.

"Cette année, elle est pour nous!": sur le chemin du retour dans le métro parisien, les centaines de supporters rassemblés autour du Parc des Princes ont commencé à voir grand, après avoir embrasé les abords du stade, malgré le huis clos sanitaire, à grand renfort de fumigènes et feux d'artifice.

Au vu des célébrations des joueurs pendant l'après-match, entre chambrage de la position yoga d'Erling Haaland, danses torse nu et communion iconique avec les Ultras, Paris a même donné l'impression d'avoir déjà gagné la Ligue des champions !

"On a souffert l'an passé, on a souffert il y a deux ans, il y a trois ans et voilà... On grandit avec nos erreurs, on prend de l'expérience. On ne va pas s'enflammer mais c'est un grand pas vers l'avant", a confié le défenseur Presnel Kimpembe.

- Communion, revanche et collectif retrouvé -

Héros malheureux de l'élimination rocambolesque contre Manchester United en 2019, Kimpembe incarne le soulagement d'une équipe traumatisée par trois éliminations consécutives au stade des huitièmes de finale.

Plus qu'une qualification pour les quarts de finale, c'est la fin d'un sort qui s'acharne sur son rêve européen depuis la "remontada" de Barcelone en 2017, les deux graves blessures de Neymar, ou la leçon du Real Madrid en 2018...

Les larmes de joie du N.10 brésilien, enfin décisif dans un grand rendez-vous depuis son transfert à 222 millions d'euros, ont vite laissé place au chambrage de ses adversaires sur Instagram, son mode d'expression favori.

Des exutoires nécessaires ? "Après le match aller (défaite 2-1), il y a eu quelques provocations de l'autre côté, donc ça fait partie du jeu de rendre la pareille", a expliqué le défenseur parisien Thilo Kehrer au micro de Sky Germany. "On peut discuter de la nécessité ou non de faire cela, mais il s'agit d'émotions, et cela ne sert à rien de les cacher."

Sur le terrain, le PSG a maîtrisé ses nerfs en affichant des vertus rares d'entrée de jeu: de l'engagement défensif à tous les niveaux, un pressing haut et des attaques variées.

- Tableau ouvert... menacé par le coronavirus ? -

"On a travaillé les uns pour les autres", a savouré l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, qui jouait son avenir immédiat dans la capitale. "On a joué comme une équipe (...) fiable et solidaire. Les gars ont montré encore plus. C'était un plaisir d'être leur entraîneur (mercredi) soir."

De quoi se montrer optimiste pour la suite de la compétition ?

"Les joueurs ont montré qu'ils avaient un grand caractère et la personnalité pour aller plus loin en Ligue des champions", a estimé le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi sur RMC Sport. "On ne veut pas s'arrêter là, notre ambition est plus grande."

Avec l'élimination surprise de Liverpool, tenant du titre, et la qualifications de plusieurs novices comme l'Atalanta Bergame ou le RB Leipzig, le tableau des quarts de finale s'est considérablement ouvert.

Mieux, les autres grands favoris comme le Barça, le Real Madrid, ou la Juventus Turin sont en ballotage défavorable, avant de jouer leur 8e de finale retour. Reste à savoir s'ils auront bien lieu la semaine prochaine...

Car après la malédiction des 8es, le mauvais sort pourrait continuer de frapper le PSG, tant l'épidémie de nouveau coronavirus qui frappe l'Europe fait planer la menace sur le bon déroulement de la Ligue des champions.

L'annonce par la Juventus mercredi soir du test positif au Covid-19 de son défenseur Daniele Rugani a mis une pression supplémentaire sur l'UEFA. Et c'est l'avenir européen de toutes les équipes engagées, dont le PSG, qui est en suspens...

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