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Covid-19 : Emmanuel Macron s'exprimera devant les Français jeudi soir

Emmanuel Macron participe à une vidéoconférence au palais de l'Élysée, le 10 mars 2020.
Emmanuel Macron participe à une vidéoconférence au palais de l'Élysée, le 10 mars 2020. © Michel Euler, Pool, Reuters

Le président français Emmanuel Macron doit s'exprimer jeudi soir à 20 h sur le coronavirus, lors d'une allocution télévisée depuis l'Élysée. Il devrait faire un point complet de la situation aux Français alors que l'épidémie s'accélère en France.

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Dans un climat de vives inquiétudes, sa parole est attendue. Emmanuel Macron s'exprimera sur le coronavirus lors d'une allocution solennelle prononcée depuis l'Élysée, ce jeudi 12 mars à 20 h. Sa première, depuis le début de la crise désormais qualifiée de "pandémie" par l'Organisation mondiale de la santé.

Lors de son allocution l'Élysée, Emmanuel Macron devrait faire un point complet de la situation aux Français alors que l'épidémie s'accélère dans le pays. Avec 500 nouveaux cas et 15 décès supplémentaires depuis mardi, le coronavirus ne cesse de se propager dans l'Hexagone. Au total 2 284 personnes sont atteintes, dont 105 dans état grave, et 48 en sont mortes.  

Face à cette situation exceptionnelle, le président a estimé que le passage au "stade 3" de l'état d'alerte était "inexorable" dans les jours à venir. Néanmoins, il y a peu de chance qu'Emmanuel Macron en fasse l'annonce ce soir, ce message incombant plutôt au ministre de la Santé, Olivier Véran, ou au directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Anticipation, préparation, communication

Depuis plusieurs jours, Emmanuel Macron et Édouard Philippe s'affichent en première ligne face à la pandémie de coronavirus. Jeudi matin, Édouard Philippe, entouré de cinq de ses ministres dont ceux de la Santé et de l'Intérieur, reçoit à Matignon les présidents des Assemblées et des groupes parlementaires, ainsi que les chefs de partis et les présidents des associations d'élus.

Le président gère lui les urgences et a visité le centre d'appel du Samu de l'hôpital Necker-Enfants malades à Paris, l'hôpital de la Pitié-Salpêtière et un Ehpad parisien. Sur le fond de son discours, il n'a rien dévoilé de ses intentions lors du conseil des ministres du 11 mars, informant simplement les membres du gouvernement de sa prochaine prise de parole. Mais il devrait mettre en avant les mesures mises en place et tenter de se montrer rassurant, en assurant que la France est bien préparée à la propagation de l'épidémie.

"Nous ne sommes qu'au début. Nous avons anticipé, nous nous sommes préparés, nous avons des soignants professionnels, innovants et courageux. À chaque moment de la phase, nous saurons nous adapter pour apporter les réponses que sont en droit d'attendre nos concitoyens", a déclaré le chef de l'État lors d'une visite au Samu de Paris le 10 mars.

Selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, le président va "sans doute s'employer à rassurer les Français" : "Il est important d'avoir la parole du président dans une crise sanitaire inédite pour notre pays", a-t-elle fait valoir.

Le chef de l'État devrait également dire un mot de la situation internationale, et tout particulièrement de la nécessité d'une coordination européenne. "Face au coronavirus, ne laissons aucune place à la spéculation et à l'instabilité. L'Europe devra faire tout ce qui est nécessaire sur le plan sanitaire comme sur le plan économique", a twitté le chef de l'État le 10 mars.

"Le plus dur est devant nous"

Car ce qui effraie, c'est un scénario italien alors que le virus se propage de plus en plus activement. Un nouveau foyer a notamment été détecté dans l'agglomération de Montpellier. Les crèches et les établissements scolaires de 16 communes de l'est de la ville vont être fermés, a annoncé Olivier Véran. En Corse, tous les établissements scolaires seront fermés jusqu'au 29 mars. Un premier cas a également été détecté en Polynésie française, et la Martinique a décidé de placer en quarantaine un navire de la compagnie Costa Croisières en raison de soupçons de la présence à bord de porteurs du coronavirus, a annoncé la préfecture mercredi.

Les experts français préparent déjà le terrain depuis plusieurs jours : "Le plus dur est devant nous", a prévenu mercredi matin le professeur Jean-François Delfraissy, président du Comité national d'éthique. L'inquiétude porte surtout sur les personnes âgées, qui représentent la majorité des décès. Le gouvernement a interdit toute visite aux Ehpad et dans les unités de soins de longue durée.

Les autorités ont fait appel aux volontaires de la réserve sanitaire pour renforcer les personnels de santé, "y compris des étudiants en médecine". L'Ordre des médecins et celui des infirmiers a convié ses adhérents à la mobilisation, notamment les professionnels en retraite depuis moins de cinq ans.

La mesure contraint à l'annulation ou au report de nombreux événements, ou à jouer les rencontres sportives à huis clos comme le match de Ligue des champions PSG-Dortmund, disputé sans public mercredi soir et quelque 450 manifestations sportives de niveau national.

Avec AFP

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