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La Bourse de Paris en baisse de 6,55%

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Paris (AFP)

La Bourse de Paris plongeait jeudi matin (-6,55%), la panique s'emparant des investisseurs après la décision de Donald Trump de suspendre tous les vols d'Europe vers les Etats-Unis pour tenter d'enrayer la propagation du coronavirus, qui atteint désormais un stade pandémique.

A 09H40 (08H40 GMT), l'indice CAC 40 s'enfonçait de 302 points à 4.308,22 points. La veille, il avait fini en baisse de 0,57%. Depuis le début de l'année, l'indice parisien a chuté de 28,20%.

A l'instar des autres places financières mondiales, Paris sombrait, les investisseurs redoublant d'inquiétude au sujet des conséquences néfastes sur l'économie de la propagation du Covid-19.

Pour tenter d'endiguer son expansion sur le sol américain, le président Donald Trump a décidé de suspendre à compter de vendredi tous les voyages depuis l'Europe vers les Etats-Unis (à l'exception du Royaume-Uni).

"Cette annonce a pris les investisseurs par surprise (...) les marchés attendaient plutôt une annonce de soutien économique important comme la réduction des charges salariales ou d'autres soutiens budgétaires", a expliqué Vincent Boy, analyste marchés pour IG France.

L'Union européenne va "évaluer" dès jeudi la situation pour tenter "d'éviter" les retombées économiques de cette décision, a réagi le président du Conseil européen Charles Michel.

"La tendance baissière est aussi alimentée par les dernières déclarations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui considère l'épidémie de coronavirus comme une pandémie", a relevé John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud. La pneumonie virale a déjà contaminé plus de 124.000 personnes dans le monde.

Les acteurs de marché ont les yeux rivés sur les autorités politiques et monétaires, attendant une réponse coordonnée pour soutenir l'économie mondiale face à l'impact du Covid-19.

Les banques centrales ont commencé à réagir, à l'instar de la Banque d'Angleterre (BoE), qui a annoncé mercredi une réduction surprise de ses taux. La Réserve fédérale américaine avait fait de même une semaine plus tôt.

A présent, tous les regards se tournent vers la Banque centrale européenne qui se réunit jeudi.

"Il y a encore quelques jours de cela, on pensait que la BCE agirait avec prudence mais l'effondrement boursier de lundi dernier et les tensions persistantes sur le marché du crédit obligent à une action vigoureuse", a estimé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"L'enjeu de la session de la BCE du jour est de ne pas décevoir", a-t-il ajouté.

Cependant, les attentes des investisseurs sont "tellement élevées" que la poursuite d'une baisse dans la foulée d'annonces est "tout à fait possible", selon lui.

En ce qui concerne les indicateurs, aucune donnée majeure n'est attendue jeudi.

- Le CAC 40 massacré -

L'ensemble des valeurs du CAC 40 et du SBF 120 étaient dans la tourmente.

Le secteur aéronautique, particulièrement pénalisé par la pandémie, était durement frappé: AirFrance-KLM lâchait 13,40% à 4,23 euros et Airbus 7,32% à 79,43 euros.

Il en était de même pour les acteurs du tourisme. Accor s'écroulait de 11,01% à 23,45 euros, après avoir annoncé une baisse d'activité depuis le début de l'année en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus.

Les valeurs pétrolières subissaient de plein fouet la chute des cours, à l'instar de TechnipFMC (-10,11% à 6,70 euros) et de Total (-4,72 à 29,51 euros).

Eurazeo reculait de 5,37% à 47,20 euros, après avoir publié un bénéfice net 2019 en chute de 55% à 123 millions d'euros, sous l'effet d'éléments exceptionnels.

Boiron baissait de 5,61% à 26,90 euros, pénalisé par la chute de 29% à 40,6 millions d'euros de son bénéfice net 2019, lié à la baisse de son chiffre d'affaires.

Maisons du Monde s'enfonçait de 13,20% à 7,42 euros, après avoir averti que son activité avait souffert au premier trimestre de la grève des dockers à Marseille et de l'épidémie de coronavirus qui le contraint à fermer provisoirement ses 48 magasins en Italie.

Partouche lâchait 8,09% à 21,60 euros, malgré une progression de son activité de 8,6% au premier trimestre, portée par une bonne fréquentation dans ses casinos et le succès des formes électroniques de jeux traditionnels.

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