La justice française valide l'extradition d'un ingénieur iranien vers les États-Unis

La Cour de cassation a validé, mercredi 12 mars, l'extradition aux États-Unis de Jalal Rohollahnejad, un ingénieur iranien.
La Cour de cassation a validé, mercredi 12 mars, l'extradition aux États-Unis de Jalal Rohollahnejad, un ingénieur iranien. AFP

La Cour de cassation a validé, mercredi, l'extradition aux États-Unis de Jalal Rohollahnejad. Détenu en France depuis février 2019, cet ingénieur iranien est accusé par Washington d'avoir voulu faire entrer en Iran du matériel technologique en violation des sanctions américaines contre Téhéran. 

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Les États-Unis réclamaient à la France l'extradition de Jalal Rohollahnejad pour violation de l'embargo américain visant l'Iran. La Cour de cassation a accepté, mercredi 12 mars, à la demande des Américains de livrer l'ingénieur iranien détenu en France depuis février 2019. Des juges fédéraux américains soupçonnent Rohollahnejad d'une série d'infractions liées à la tentative de faire entrer en Iran, via les Émirats arabes unis, des systèmes industriels à micro-ondes et des systèmes anti-drones : ces matériels pourraient, affirment les autorités américaines, être transformés assez facilement en armement.

Selon la justice américaine, l'ingénieur aurait agi pour le compte d'une entreprise iranienne en relation avec le corps des Gardiens de la révolution islamique, fer de lance du régime de Téhéran. Spécialiste de la fibre optique, lié à l'université de Téhéran, cet ingénieur avait déclaré s'être rendu en France dans le cadre d'une coopération avec une société française sur la recherche d'eaux souterraines dans le Golfe persique.

Pour être effective, l'extradition de ce quadragénaire nécessite un décret du Premier ministre Édouard Philippe.

Procès des chercheurs français à Téhéran 

Cette décision intervient  une semaine après l'ouverture du procès, à Téhéran, de deux universitaires français détenus en Iran depuis juin, Fariba Adelkhah et Roland Marchal. Ils sont accusés de crimes contre la sécurité nationale de l'État et vus par certaines sources comme une possible monnaie d'échange. Selon les informations obtenues auprès de leur avocat, Me Saïd Dehghan, la suite de leur procès a été renvoyée à une date non précisée.

Au cours des derniers mois, l'Iran a procédé à plusieurs échanges de prisonniers avec des pays détenant des ressortissants iraniens condamnés, en attente de procès, ou menacés d'extradition vers les États-Unis.

Avec AFP 

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