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Rome, ville déserte : "J’ai 73 ans et je n’ai jamais vu ça"

À Rome, comme partout en Italie, les commerces non essentiels sont fermés.
À Rome, comme partout en Italie, les commerces non essentiels sont fermés. © Reuters

Les mesures de confinement drastiques annoncées par le gouvernement italien pour endiguer la pandémie de coronavirus affectent le quotidien de 60 millions d'Italiens. À Rome, les rues sont désertes. Du jamais-vu pour la Ville éternelle, haut-lieu du tourisme mondial.

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Finis les expressos et cappuccinos au comptoir. Les cafés et bars de Rome gardaient porte close, jeudi 12 mars, conformément à la décision du gouvernement de fermer tous les commerces non essentiels pour endiguer les contagions au coronavirus.

La Ville éternelle, déjà vidée de ses touristes qui ont pris la poudre d'escampette quand l'Italie est devenue le deuxième pays le plus touché au monde après la Chine, est désormais quasiment déserte. De la place du Panthéon aux abords du Colisée en passant par la fontaine de Trévi et l'avenue des Forums impériaux, les foules sont un lointain souvenir.

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Quelques silhouettes masquées surgissent pour disparaître aussitôt dans une porte cochère : l'heure n'est plus à la promenade, sport national en Italie. On limite désormais les déplacements à l'essentiel.

La police veille au grain et arrête les passants pour leur demander de justifier leur présence dans la rue. Impossible désormais de sortir sans avoir sur soi une "déclaration sur l'honneur" expliquant que l'on est dehors pour des motifs professionnels, de santé ou tout simplement pour faire ses courses. Les contrevenants risquent jusqu'à 200 euros d'amende ou trois mois de prison.

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La pandémie du coronavirus a déjà fait plus 820 morts en Italie. Il s'agit du deuxième État le plus touché par l'épidémie après la Chine. Le confinement total du pays doit se poursuivre jusqu'au 3 avril. "Les effets de ce grand effort seront visibles dans une quinzaine de jours", a promis le Premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Avec AFP

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