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L'armée américaine mène des frappes de représailles contre une milice pro-Iran en Irak

Le ministre de la Défense américain, Mark Esper, le 29 février 2020 à Kaboul.
Le ministre de la Défense américain, Mark Esper, le 29 février 2020 à Kaboul. © Mohammad Ismail, Reuters

L'armée américaine a mené dans la nuit de jeudi à vendredi de multiples frappes aériennes contre des positions d'un groupe pro-iranien en d'Irak, au lendemain de la mort de deux Américains et d'un Britannique dans une attaque à la roquette près de Bagdad.

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Les États-Unis ont mené dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 mars des frappes aériennes contre des positions d'un groupe pro-iranien dans plusieurs régions d'Irak. Ces frappes répondent à des tirs de roquettes qui ont coûté la vie à deux militaires américains et un soldat britannique, mercredi, sur une base au nord de Bagdad.

"Ces frappes étaient défensives, proportionnées et en réponse directe à la menace posée par les groupes armés chiites pro-iraniens qui continuent à attaquer les bases accueillant les forces de la coalition" internationale antijihadiste en Irak, a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

Elles ont visé cinq unités de stockage d'armement des Brigades du Hezbollah (Kataeb Hezbollah), l'une des factions pro-Iran les plus radicales d'Irak, "pour réduire leurs capacités à mener de futures attaques contre les forces de la coalition", a précisé le ministère américain de la Défense. "Ces groupes terroristes doivent cesser leurs attaques contre les forces américaines et de la coalition, sinon ils devront en subir les conséquences, au moment et à l'endroit de notre choix", a ajouté le Pentagone.

"Punir les coupables"

Le ministre américain de la Défense, Mark Esper, avait prévenu un peu plus tôt que Washington allait "punir les coupables" après qu'une trentaine de roquettes ont été tirées mercredi en début de soirée sur la grande base de Taji, dans la banlieue de Bagdad, qui abrite des militaires de la coalition.

Deux militaires américains et une militaire britannique ont été tués dans cette attaque qui a également fait 14 blessés américains, britanniques, polonais et autres, dont cinq sont dans un état grave.

À Bagdad, des responsables locaux de la sécurité ont indiqué à l'AFP que des bases des brigades du Hezbollah dans la zone de Jorf al-Sakher, dans la province de Babylone qui borde Bagdad au Sud, avaient été visées par au moins cinq bombardements. Les forces de sécurité irakiennes sont aussitôt entrées en état d'alerte, ont-ils ajouté.

"Venger" leur chef

Les factions irakiennes pro-Iran promettent régulièrement de "venger" leur chef, Abou Mehdi al-Mouhandis, tué en janvier à Bagdad par Washington aux côtés du général iranien Qassem Soleimani.

Jeudi, les brigades du Hezbollah ont salué "ceux qui ont mené cette opération contre les forces d'occupation américaines" sans toutefois la revendiquer. Elles ont appelé à plus d'attaques anti-Américains.

Avec AFP et Reuters

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