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Coronavirus : la planète s'isole pour endiguer l'épidémie

Du personnel médical, équipé de protections, est présent pour effectuer des contrôles sanitaires à la frontière entre la Pologne et l'Allemagne.
Du personnel médical, équipé de protections, est présent pour effectuer des contrôles sanitaires à la frontière entre la Pologne et l'Allemagne. © Odd Anderson, AFP

Alors que le coronavirus continue de progresser dans le monde, les pays prennent des mesures fortes pour enrayer la propagation de l'épidémie qui a déjà fait plus de 5 300 morts dans 124 pays. L'Europe, nouvel "épicentre" du virus selon l'OMS se mobilise.

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Hors Chine, l'Europe est devenu le nouvel "épicentre" du coronavirus, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avec l'Italie et la France comme principaux foyers. Partout dans le monde, les gouvernements prennent des mesures drastiques pour contrer la pandémie. Les États-Unis ont instauré vendredi 13 mars l'état d'urgence tandis que de nombreux pays continuaient de se replier sur eux-mêmes en fermant leurs frontières.

Différentes méthodes ont été choisies à travers la planète pour enrayer la propagation d'une épidémie qui a déjà fait plus de 5 300 morts dans le monde et dont le pic est "impossible" à prévoir, a averti l'OMS. La pandémie a contaminé plus de 141 000 personnes dans plus de 124 pays et territoires.

Dernières mesures en date samedi : l'Uruguay, après ses quatre premiers cas, ferme partiellement ses frontières et impose une quarantaine aux voyageurs de neuf pays. À Rio de Janeiro, au Brésil, les portes resteront closes pendant sept jours dans les écoles et pendant deux semaines dans les théâtres, stades et salles de concert.

La Nouvelle-Zélande a annulé l'hommage national aux victimes de l'attaque il y a un an des mosquées de Christchurch. Aux États-Unis, avec plus de 2 000 cas et au moins 47 morts, le président Donald Trump a déclaré l'état d'urgence au niveau national, permettant à l'Etat fédéral de débloquer jusqu'à 50 milliards de dollars. 

En Europe, nouvel "épicentre" de la maladie selon l'OMS, de nombreux pays et régions fermaient aussi totalement ou partiellement leurs frontières aux étrangers, comme la Pologne et Chypre.

Coronavirus : l'Europe est devenue l'épicentre de la pandémie

Fermetures en cascade

Le président français Emmanuel Macron a proposé vendredi à l'Union européenne la mise en place de contrôles renforcés aux frontières autour de l'espace Schengen - 26 pays européens membres ou non de l'UE- voire de les fermer dans des zones à risques.

L'Espagne et le Portugal ont décrété l'état d'alerte, ce qui permet la mobilisation de moyens exceptionnels. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez n'a pas exclu que la barre des 10 000 cas soit franchie en Espagne dans la semaine à venir.

Hors UE, l'Ukraine a aussi fermé ses frontières et le Pakistan celles avec l'Iran et l'Afghanistan. La Russie compte diminuer dès lundi ses liaisons aériennes avec l'UE.

Après l'Italie, qui a enregistré 250 décès en 24 heures - un record -  pour un total de 1 266 morts, l'Autriche puis la Bulgarie et la Grèce ont annoncé aussi vendredi la fermeture des commerces non essentiels. En Grèce, seuls les supermarchés, pharmacies, dispensaires et cabinets médicaux resteront ouverts. "À partir de lundi, nous devons réduire notre vie sociale au minimum", a déclaré le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Comme la France la veille, la Suisse a fermé vendredi les écoles et interdit les rassemblements de plus de 100 personnes. Les élèves restent déjà chez eux en Italie, au Liechtenstein et dans la majorité des régions allemandes.

Capitale de l'Irlande où écoles, crèches, universités et institutions culturelles sont fermées, Dublin avait vendredi des airs de ville fantôme avec des rues désertes.

FR NW PKG IMPACT CORONAVIRUS SUR LE TRAFIC AERIEN 21H

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En France, les élections municipales de dimanche sont maintenues, à la différence du Royaume-Uni où les élections locales de mai ont été reportées d'un an et des États-Unis où la Louisiane a reporté les primaires démocrates.

Coup d'arrêt dans le sport et le tourisme             

Les secteurs du tourisme, du sport et de la culture continuent de pâtir de la pandémie : suspension des croisières vers l'étranger aux États-Unis, contrôles des paquebots au Canada, suppression de milliers d'emplois chez Air France-KLM et absence de dividendes pour 2019 chez Lufthansa.

Hauts-lieux du tourisme mondial, à Paris, le Musée du Louvre, la Tour Eiffel et le Château de Versailles sont fermés, tout comme les musées et sites archéologiques grecs.

Les championnats de football professionnel sont suspendus en Angleterre, Italie, Espagne, France et désormais Allemagne et les matches de Coupes européennes sont reportés. Le Tour d'Italie cycliste a été reporté, de même que le Marathon de Londres et le match du Tournoi des VI Nations de rugby Galles-Ecosse. Le Grand Prix d'Australie de Formule 1, prévu ce week-end à Melbourne, a été annulé, et le parcours de la flamme olympique en Grèce raccourci.

Un haut fonctionnaire européen a évoqué vendredi une récession "très probable" dans la zone euro en 2020. Face au risque de paralysie de leurs économies, plusieurs pays européens, notamment la France et l'Allemagne, ont annoncé des plans de soutien aux entreprises.

Au lendemain d'un krach historique des Bourses, la journée de vendredi a été marquée par un rebond des marchés grâce aux mesures de relance annoncées par les grandes économies mondiales.

>> À lire aussi : Coronavirus : relativement épargnée jusqu’ici, l'Afrique est-elle prête à faire face ?

Point de départ de l'épidémie, la Chine (3 189 morts) a rapporté samedi seulement onze nouvelles contaminations et treize décès supplémentaires en une journée. Mais l'épidémie continue à progresser et de premiers cas ont été enregistrés vendredi dans l'est de l'Afrique (Kenya, Ethiopie, Soudan).

Avec AFP

 

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