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Deux otages occidentaux enlevés en 2018 au Burkina Faso retrouvés au Mali

Une photo de Luca Tacchetto (L) et Edith Blais publiée sur Facebook le 17 janvier 2019, après leur disparition.
Une photo de Luca Tacchetto (L) et Edith Blais publiée sur Facebook le 17 janvier 2019, après leur disparition. © Family Handout/Facebook/AFP

Des Casques bleus de l'ONU ont retrouvé vivants vendredi près de Kidal, au Mali, une Canadienne et un Italien enlevés en 2018 au Burkina Faso par des hommes armés. Ils sont en bonne santé, sous la protection des forces de l'ONU.

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Deux otages ont été retrouvés vivants, vendredi 13 mars, par des Casques bleus près de Kidal, dans le nord-est du Mali, a annoncé samedi un porte-parole de la mission de l'ONU. Il s'agit de la Canadienne Edith Blais et de l'Italien Luca Tacchetto, enlevés en 2018 au Burkina Faso par des hormes armés.

"Les Casques bleus de l'ONU ont retrouvé vendredi après-midi dans les environs de Kidal un ressortissant italien et une ressortissante canadienne faits otages en 2018 sur le territoire burkinabè", a dit à l'AFP un responsable de sécurité au sein de la Minusma. 

Une photo prise vendredi soir au camp de la Minusma à Kidal et distribuée par la mission de l'ONU les montre tous les deux souriants, revêtus d'un tee-shirt blanc de la Minusma avec l'inscription "Ma voix, les droits, mon futur".

Ils étaient attendus samedi vers la mi-journée à Bamako, d'où ils devraient être rapatriés, ont indiqué différentes sources diplomatique et onusiennes.

"D'après des informations préliminaires, ils doivent sûrement avoir réussi à fuir, ils ont été ramassés par un véhicule civil, lequel les a conduits vers le camp de la Minusma", a précisé le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif.

"Ils se portent vraiment bien"

Habillés en Touareg, les deux jeunes gens, après avoir échappé à leur surveillance, ont stoppé un véhicule et ont demandé au chauffeur des les conduire au premier poste des Casques bleus, a dit une source sécuritaire sous le couvert de l'anonymat. Aucune information n'a été fournie sur les circonstances dans lesquelles ils ont pu prendre la fuite, ni sur leurs ravisseurs.

Les Casques bleus les ont conduits au camp de Kidal, "on les a contrôlés médicalement, ils se portent vraiment bien, on les a laissés se reposer", a dit Mahamat Saleh Annadif.

Edith Blais, originaire de Sherbrooke, à 160 kilomètres à l'est de Montréal, et son compagnon, Lucas Tacchetto, originaire de Venise (nord de l'Italie), ont disparu mi-décembre 2018 alors qu'ils traversaient ce pays d'Afrique de l'Ouest en proie à une poussée d'attaques jihadistes. Tous deux sont âgés d'une trentaine d'années.

Le couple se dirigeait en voiture vers Ouagadougou à partir de Bobo-Dioulasso, à plus de 360 kilomètres à l'ouest de la capitale burkinabè, quand leur trace a été perdue, selon la famille de la Canadienne. Ils comptaient se rendre au Togo pour un projet humanitaire avec l'organisme Zion'Gaïa.

Le porte-parole du gouvernement burkinabè avait indiqué en avril 2019, qu'ils avaient été enlevés et vraisemblablement conduits hors du pays, mais qu'ils n'étaient pas en danger.

Avec AFP

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