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Coronavirus : Londres maintient son plan de lutte mais prévoit de confiner les personnes âgées

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à Londres, le 8 janvier 2020.
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, à Londres, le 8 janvier 2020. © Henry Nicholls, Reuters

La méthode mise en place par le gouvernement de Boris Johnson pour lutter contre l'épidémie de Covid-19 est critiquée. L'exécutif a pourtant défendu dimanche sa politique et envisage désormais des mesures de confinement pour les personnes âgées.

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Le gouvernement britannique revoit légèrement sa position. Critiqué pour sa réponse attentiste face à la pandémie de nouveau coronavirus, Londres a défendu dimanche 15 mars sa politique et envisage désormais des mesures de confinement des personnes âgées.

Selon le dernier bilan officiel publié dimanche, le Royaume-Uni compte 1 372 cas  diagnostiqués de Covid-19 (232 de plus que la veille), dont 35 morts (14 de plus).

"La meilleure réponse du monde"

Interrogé sur Sky News, le ministre de la Santé, Matt Hancock, a confirmé les informations de presse selon lesquelles le gouvernement prévoit de confiner les plus de 70 ans jusqu'à quatre mois. "Ça fait partie de notre plan d'action, oui, nous le dévoilerons plus en détail le moment venu", a-t-il déclaré. Face à la pandémie, "nous voulons avoir la meilleure réponse du monde", a-t-il affirmé.

Sous le feu de critiques de nombreux scientifiques estimant qu'il tarde à prendre des mesures radicales, le gouvernement de Boris Johnson dévoile au compte-goutte dans la presse les mesures qui entreront en vigueur "dans les semaines qui viennent". Il envisage notamment d'interdire les rassemblements de masse à partir du week-end prochain, une mesure déjà en vigueur dans les pays voisins.

"Les mesures que nous prenons, les mesures que nous allons prendre, sont très significatives et vont perturber la vie quotidienne de tout le monde dans le pays", a-t-il ajouté, précisant que le contenu des lois d'urgence sera présenté mardi.

Selon la presse britannique, outre la fermeture des pubs et restaurants, ou encore des écoles, mesures déjà mise en place dans plusieurs pays en Europe, le gouvernement envisage des réquisitions de cliniques et même d'hôtels pour soigner les patients.

"L'immunité collective", "un concept scientifique"

Pour l'heure, le gouvernement, qui espère retarder le pic de l'épidémie à l'été pour amortir le choc pour les services de santé, a donné pour consigne que les personnes présentant des symptômes restent confinées pendant une semaine.

Pressé par des scientifiques de publier les éléments sur lesquels se fonde le gouvernement pour définir sa politique, le ministre de la Santé a affirmé que ce serait chose faite "dans les jours qui viennent".

Matt Hancock s'est également évertué à tenter d'éteindre la controverse autour de l'"immunité collective" évoquée par le conseiller scientifique du gouvernement Patrick Vallance, qui nécessite que 60 % de la population soit infectée.

"L'immunité collective n'est ni notre but ni notre politique, c'est un concept scientifique", a déclaré le ministre de la Santé, "notre politique est de protéger des vies et de vaincre ce virus".

Avec AFP

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