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Vaccin coronavirus: Berlin dit vouloir se défendre face aux appétits américains

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Berlin (AFP)

Berlin a affirmé dimanche vouloir défendre ses laboratoires pharmaceutiques travaillant sur un vaccin contre le coronavirus face aux appétits étrangers, après des informations de presse prêtant à Donald Trump la volonté de faire main basse sur une société allemande.

"Le gouvernement allemand juge très important de pouvoir produire des vaccins en Allemagne et en Europe", a indiqué une porte-parole du ministère de l'Economie au groupe de presse régional Funke.

Elle a aussi rappelé que Berlin pouvait mettre son veto à des projets d'acquisition ou d’investissement dans des entreprises nationales jugées stratégiques.

"Le gouvernement a la possibilité d'examiner de près des acquisitions d'entreprises allemandes par des Etats étrangers, surtout s'il en va des intérêts de sécurité de l'Allemagne et de l'Europe", a ajouté le ministère de l'Economie.

Le ministère réagissait à des informations publiées dimanche par le quotidien allemand Die Welt sur des tensions entre Berlin et Washington en raison de la volonté des Etats-Unis de mettre la main sur un projet de vaccin en cours contre le coronavirus actuellement développé par un laboratoire allemand, la société CureVac.

Selon le journal allemand, le président américain, Donald Trump, essaie d'attirer avec d'importantes sommes d'argent des scientifiques allemands travaillant sur ce potentiel vaccin et d'en obtenir ainsi, dans un premier temps, l'exclusivité pour son pays.

Ce vaccin serait alors "seulement pour les Etats-Unis", a affirmé au journal une source proche du gouvernement allemand.

Ce laboratoire est un de ceux dans le monde qui travaille sur un vaccin contre le Covid-19. Il affirme être "à quelques mois" de pouvoir présenter un projet pour validation.

Un représentant gouvernemental américain, interrogé dimanche par l'AFP, a estimé que les informations de la presse allemande étaient "grandement exagérées".

Parlant sous couvert de l'anonymat, il a indiqué que le gouvernement américain avait parlé à plus de 25 laboratoires pharmaceutiques affirmant pouvoir développer un vaccin et assuré que "toute solution qui viendrait à être trouvée serait partagée avec le reste du monde".

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