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Coronavirus : aux États-Unis, la Fed tente de rassurer et le confinement s'accélère

Le président américain Donald Trump et Jerome Powell, le patron de la Réserve fédérale américaine, le 2 novembre 2017 à la Maison Blanche.
Le président américain Donald Trump et Jerome Powell, le patron de la Réserve fédérale américaine, le 2 novembre 2017 à la Maison Blanche. © Carlos Barria/File Photo, Reuters

La Réserve fédérale américaine a annoncé dimanche une baisse surprise des taux d'intérêt afin de soulager une économie menacée par la propagation du Covid-19. Les villes de New York et de Los Angeles ont annoncé le même jour la fermeture des bars et des restaurants.

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Avec un peu de retard sur l'Europe, les États-Unis prennent chaque jour un peu plus la mesure de la crise liée au nouveau coronavirus. Après la déclaration de l'état d'urgence par Donald Trump, la Réserve fédérale américaine est intervenue dimanche 15 mars pour tenter de rassurer les marchés. La Fed a annoncé une baisse surprise de ses taux d'intérêt, une "bonne nouvelle" saluée par le président américain qui réclamait cette mesure depuis des mois.

La banque centrale abaisse ainsi la fourchette de ses taux directeurs de 100 points de base pour la ramener entre 0 % et 0,25 %. "Le comité prévoit de maintenir cette fourchette cible jusqu'à ce qu'il soit convaincu que l'économie a résisté aux récents événements et qu'elle est en bonne voie pour atteindre ses objectifs en matière d'emploi et de stabilité des prix", a indiqué la Fed dans un communiqué.

La Réserve fédérale va également acheter pour au moins 700 milliards de dollars (625 milliards d'euros environ) de titres sur les marchés. Elle annonce par ailleurs une action coordonnée avec les autres grandes banques centrales pour fournir des liquidités en dollars aux marchés.

"Pas de pénuries"

Pendant ce temps-là, les Américains continuent à s'inquiéter et font des stocks de produits de première nécessité. "Nous n'avons pas de pénuries, sauf que les gens achètent de trois à cinq fois ce qu'ils achèteraient normalement", a regretté Donald Trump lors d'un point presse à la Maison Blanche. "Tout ira très bien", a-t-il tenté de rassuré.

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Le Covid-19 a pourtant déjà infecté 3 100 personnes dans 49 États sur 50. Le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) recommande désormais d'éviter les rassemblements de plus de 50 personnes pendant les huit prochaines semaines.

Certaines villes ont déjà pris les devants. À New York, les 1 800 écoles publiques vont fermer dès lundi et rouvriront "au plus tôt" le 20 avril, a annoncé le maire Bill de Blasio dimanche. L'édile avait longtemps résisté, craignant la paralysie de sa ville. Mais il a cédé face à la pression. Bill de Blasio signera par ailleurs lundi un décret limitant l'activité des restaurants, bars et cafés à la vente à emporter et aux livraisons à domicile.

Casinos fermés à Las Vegas

Jeudi, les rassemblements de plus de 500 personnes avaient déjà été interdits et les théâtres de Broadway avaient fermé. Désormais, discothèques, cinémas, petits théâtres et salles de concerts devront également fermer à compter de mardi.

À Los Angeles, tous les bars, restaurants et boîtes de nuit devront fermer à partir de dimanche minuit, sauf pour la vente à emporter, a annoncé le maire Eric Garcetti. La mesure restera en vigueur au moins jusqu'au 31 mars.

À Las Vegas, MGM Resorts a annoncé la fermeture temporaire de ses 13 casinos et hôtels. Le groupe ne propose ainsi plus de réservations pour des séjours avant le 1er mai.

Les compagnies aériennes en difficulté

De leur côté, les compagnies aériennes américaines ont drastiquement réduit leurs plans de vol face aux annulations et à la chute des réservations. Les voyageurs ayant visité le Royaume-Uni et l'Irlande au cours des 14 derniers jours, en plus de ceux de 26 pays européens, sont désormais aussi interdits d'entrée sur le sol américain.

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United Airlines annoncera lundi "une réduction d'environ 50 % de (sa) capacité pour avril et mai". Ces coupes devraient se poursuivre pour les voyages estivaux. La compagnie est déjà éprouvée financièrement : le chiffre d'affaires du mois de mars 2020 devrait être inférieur de 1,5 milliard de dollars à celui de mars 2019.

American Airlines, plus grosse compagnie aérienne des États-Unis, prévoit de son côté une baisse de 75 % de sa capacité sur les vols internationaux par rapport à 2019, et ce jusqu'au 6 mai. La réduction sera de 20 % sur les vols intérieurs en avril, et de 30 % en mai.

 

Avec AFP

 

 

 

 

 

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