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Coronavirus : Asie, Europe, Wall Street... les Bourses mondiales poursuivent leur plongeon

Les bourses asiatiques ont toutes clôturé à la baisse (ici, à Tokyo, le 16 mars 2020).
Les bourses asiatiques ont toutes clôturé à la baisse (ici, à Tokyo, le 16 mars 2020). © Kazuhiro Nogi, AFP

La nouvelle baisse des taux de la Fed américaine et l'annonce d'une action concertée des banques centrales n'ont pas suffi à rassurer les investisseurs sur l'impact économique du Covid-19. Les principales Bourses européennes ont ouvert en chute de plus de 5 % lundi, alors qu'elles ont continué de plonger en Asie. Wall Street poursuit, elle aussi, sa dégringolade.

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Chute record en Australie, nouveaux reculs des bourses en Asie et en Europe, Wall Street qui poursuit son plongeon... La panique continue de s'emparer des marchés financiers, lundi 16 mars, malgré les efforts des banques centrales pour amoindrir l'impact économique du coronavirus.

La Bourse de New York poursuit sa dégringolade lundi après la reprise des échanges, interrompus peu après l'ouverture. Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, s'effondrait vers 14 h GMT de 9,51 %, à 20 981,67 points, après avoir perdu jusqu'à 12 %. Il évolue à son plus bas niveau depuis mai 2017.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, plongeait de 9,37 %, à 7 134,45 points, et l'indice élargi S&P 500 s'écroulait de 9,28 %, à 2 459,33 points. L'effondrement du S&P 500 de 7 % avait automatiquement déclenché juste après le début de la séance un mécanisme d'interruption des échanges d'un quart d'heure, censé permettre aux acteurs du marché de reprendre leurs esprits.

Ce mécanisme a déjà été utilisé deux fois la semaine dernière. 

Si l'indice qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street abandonnait 13 %, un deuxième arrêt de la même durée aurait lieu. S'il perdait 20 %, la séance serait suspendue. 

Les marchés font face à une extrême volatilité depuis le début de la crise du coronavirus, qui s'est encore accentuée la semaine dernière entre la pire chute du Dow Jones depuis 1987 jeudi (-10 %), et sa plus importante hausse depuis 2008 vendredi (+9,4 %).

L'explosion du nombre de cas de contaminations dans le monde et les mesures drastiques de confinement imposées un peu partout affolent les investisseurs, qui redoutent une récession économique mondiale.

Le Dax sous les 9 000 points pour la première fois depuis 2016

En Europe, la Bourse de Paris a plongé à nouveau à l'ouverture lundi (-5,62 %). À 9 h (8 h GMT), l'indice CAC 40 chutait de 231,54 points à 3 886,82 points. Vendredi, il avait fini une semaine cataclysmique, où il a perdu 20,03 %, par un maigre rebond technique (+1,83 %).

En Allemagne, le Dax, à la Bourse de Francfort, déstabilisé par la pandémie du coronavirus, reculait de 5 % dans les premiers échanges lundi, plongeant sous les 9 000 points pour la première fois depuis 2016. Vers 8 h 15 GMT, l'indice vedette reculait de 465,13 points (-5,04 %), à 8¨766,95 points, portant à près de 34 % les pertes depuis le début de l'année. Le MDax des valeurs moyennes était en baisse de 4,37 % à 19 371,34 points.

À la Bourse de Londres, l'indice FTSE-100 des principales valeurs dégringolait de 5,78 % à 5 056,03 points à 8h21 GMT. "La Fed panique, les marchés dégringolent à nouveau", remarque Neil Wilson, analyste de markets.com.

L'explosion du nombre de cas de contamination dans le monde, particulièrement en Europe, tétanise les places financières, qui s'inquiètent du coup de frein économique en cours dans plusieurs pays, et fait craindre une récession mondiale.

Après les records de baisse inscrits la semaine dernière par plusieurs places européennes, la Bourse australienne a ouvert la semaine par une chute inédite de 9,7 %, l'indice ASX 200 terminant à 5 002,00 points.

"Les dernières annonces des Banques centrales n'ont pas permis de redonner confiance aux investisseurs", a commenté à Sydney la maison de courtage CommSec.

La Banque centrale américaine a décidé d'abaisser ses taux à zéro dimanche, dans l'espoir de rassurer les marchés. Au même moment, la Fed participait à une action concertée pour s'assurer que le monde ne manquait pas de dollars lundi.

Mais ces annonces n'ont pas suffi à rassurer.

La bourse de Tokyo dévisse, la Bourse de Shanghai termine en baisse de 3,4 %

La Bourse de Tokyo a clôturé en forte baisse de 2,46 %, malgré d'autres mesures dévoilées en urgence par la Banque du Japon.

La banque a nettement augmenté ses objectifs annuels pour certains de ses rachats d'actifs. Son objectif annuel de rachats de fonds négociés en Bourse a été ainsi doublé à 12 000 milliards de yens (101 milliards d'euros).

En Chine, la Bourse de Shanghai a terminé en baisse de 3,4 % à 2 789,25 points et celle de Shenzhen en repli de 4,83 % à 1 712,02 points.

À environ une heure de la clôture, Hong Kong cédait plus de 4 %.

Les statistiques du jour se sont révélées nettement pires que prévu pour la deuxième économie mondiale, paralysée par la lutte contre l'épidémie.

Au cours des deux premiers mois de l'année, la production industrielle chinoise s'est contractée pour la première fois en près de trente ans (-13,5 %), tandis que les ventes de détail se sont effondrées (-20,5 %).

Les analystes interrogés par l'agence financière Bloomberg s'attendaient à des baisses respectives de 3 % et 4 % seulement.

La Banque centrale chinoise a pourtant abaissé lundi le taux de réserve obligatoire des banques, injectant 550 milliards de yuans (70,6 milliards d'euros) pour soutenir l'économie.

Mais cela ne suffit pas à soutenir la cote, car "le coronavirus continue à se répandre à travers la planète et la demande de biens de consommation recule", observe le courtier Guangzhou Wanlong Securities.

Wall Street pourrait ouvrir en forte baisse lundi, si l'on en croit les indications des titres à termes, qui préfigurent souvent l'humeur au début de la séance officielle.

Sur le marché des changes, l'euro remontait par rapport au dollar à 1,1139 dollar contre 1,1088 vendredi à 19h GMT.

Les prix du pétrole continuaient à chuter : le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) s'échangeait à 30,62 dollars le baril vers 7h GMT, en baisse de 3,40 % par rapport à la fermeture de vendredi.

Le baril de Brent de la mer du Nord cédait lui 5,11 % à 32,12 dollars le baril.

Avec AFP

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