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Coronavirus : ce qui est autorisé et ce qui est interdit durant le confinement

Le pont de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale à Paris, est désert après l'annonce du confinement général à partir du 17 mars en France.
Le pont de la Concorde, en face de l'Assemblée nationale à Paris, est désert après l'annonce du confinement général à partir du 17 mars en France. © Ludovic Marin, AFP

Le président français, Emmanuel Macron, a annoncé une réduction quasi totale des déplacements pour lutter contre la pandémie de coronavirus. France 24 fait le point sur les modalités et sur vos droits et vos devoirs en cette période de confinement face au Covid-19.

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"Nous sommes en guerre contre le coronavirus", a annoncé lundi 16 mars Emmanuel Macron. Et pour remporter cette bataille, le président français a annoncé des "déplacements fortement réduits pour 15 jours au moins" à compter du mardi 17 mars à midi, dans le but "limiter au maximum les contacts" afin d'endiguer la propagation du Covid-19.

Le président de la République a laissé à son gouvernement le soin de préciser le dispositif. Une tâche dont le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, s'est acquitté quelques heures plus tard. Si Emmanuel Macron a soigneusement évité le mot "confinement", jugé anxiogène, lors de son allocution, le locataire de place Beauvau a quant à lui clarifié les choses en l'employant.

• Seuls les déplacements essentiels sont autorisés

"Le mot d'ordre est clair : restez chez vous", a assené le ministre de l'Intérieur qui a par la suite fait l'inventaire des déplacements restant autorisés. Sans surprise, le confinement français suivra les modèles italien et espagnol, comme le recommandait le Conseil scientifique. Seuls cinq types de déplacements restent permis :

  • Les "trajets entre le domicile et le ou les lieux d'exercice de l'activité professionnelle et déplacements professionnels insusceptibles d'être différés". En clair, si votre employeur ne peut mettre en place le télétravail ou le chômage partiel, vous êtes autorisés à vous rendre sur votre lieu de travail.

     

  • Les "déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées". Nul besoin d'aller dévaliser vos supermarchés les plus proches pour faire des réserves pour le mois qui arrive, vous serez toujours autorisé à aller faire des courses à proximité du domicile.

     

  • Les "déplacements pour motif familial impérieux, pour l'assistance des personnes vulnérables ou pour la garde d'enfants". Christophe Castaner a explicitement dit que dans le cadre d'une garde partagée, les parents seront autorisés à se rendre l'un chez l'autre déposer leur progéniture. Enfin, si vous avez un parent fragile, qui ne peut pas se déplacer ou faire ses courses seules, une dérogation peut être accordée.

     

  • Les "déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie". Peut-être l'autorisation qui reste la plus floue pour le moment, "on pourra prendre l'air oui, mais certainement pas jouer un match de foot", a assuré Christophe Castaner, insistant sur des déplcaments brefs et à effectuer "avec parcimonie".

     

  • Les "déplacements pour motif de santé". Vous pouvez toujours vous rendre au cabinet médical, chez votre médecin, votre dentiste, au laboratoire d'analyses médicales (s'il s'agit d'une urgence vitale, comme pour les personnes diabétiques) et acheter vos médicaments chez le pharmacien. Pour rappel, si vous avez besoin de renseignements concernant le coronavirus, privilégiez le 08 00 130 000 , numéro vert ouvert 24 h/24 et 7 jours/7. Si vous sentez les premiers symptômes, faites appel à votre médecin traitant. N'appelez le Samu qu'en cas d'urgence tel qu'une gêne respiratoire ou une sensation d'étouffement.

 

• Comment justifier son déplacement ?

Pour chaque déplacement, la personne devra se munir d'une attestation sur l'honneur pouvant être téléchargée sur le site du ministère de l'Intérieur. Si vous ne possédez pas d'imprimante, celle-ci peut être recopiée sur feuille libre. 

Cette attestation se présente sous la forme de "Je soussigné(e) Mme/M", "né(e) à" ,"demeurant à", "certifie que mon déplacement est lié au motif suivant (cocher la case ou rédiger le motif) autorisé par l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19". Le motif doit être un des cinq motifs prévus par l'arrêté et décrits précédemment.

Pour ceux ne disposant ni d'imprimante, ni de papier, le gouvernement a pris soin de créer un PDF dynamique pouvant être rempli sur votre smartphone et qui, selon le site spécialisé Numerama, fera bien office de déclaration en cas de contrôles.

Pour certains déplacements professionnels, les cartes professionnelles, tels que la carte de professionnelle de santé ou encore la carte de presse, et des attestations d'employeurs devront être présentées.

 

• Que risque-t-on ?

Tout le monde en métropole à partir de midi ainsi qu'à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon est concerné. Ces mesures sont pour le moment valables jusqu'au 31 mars 2020 et pourront être prolongées en cas de besoin.

Quelque 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour des contrôles, a annoncé Christophe Castaner : "Ce dispositif reposera sur des points de contrôle fixes mais aussi des points de contrôle mobiles, à la fois sur les axes principaux mais aussi sur les axes secondaires, partout sur le territoire national".

Le gouvernement a pour le moment exclu le recours à l'armée en supplétif des forces de police. Mais les militaires appuieront les hôpitaux dans leurs efforts. 

Lundi soir, le ministre de l'Intérieur a annoncé qu'une amende pour les contrevenants serait prochainement portée à 135 euros. Elle est aujourd'hui de seulement 38 euros.

 

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