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Coronavirus : restrictions de circulation en France, 100 000 policiers et gendarmes mobilisés

Christophe Castaner le 13 mars 2020 à Paris.
Christophe Castaner le 13 mars 2020 à Paris. © Reuters

L'exécutif français a annoncé lundi de nouvelles restrictions de déplacements et des contrôles aux frontières renforcés. France 24 fait le point sur ces mesures destinées à lutter contre la propagation du Covid-19.

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"Le mot d'ordre est clair : restez chez vous !" Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a appelé lundi soir les Français à rester confinés à partir de mardi 17 mars. Objectif : lutter contre la propagation du coronavirus. Voici le détail des mesures annoncées.

Restrictions de déplacement

À partir de mardi à midi, et pour 15 jours éventuellement renouvelables, toutes les personnes qui circuleront devront être "en mesure de justifier leur déplacement". Pour chaque déplacement, outre certaines cartes professionnelles, les Français devront présenter un "document attestant sur l'honneur le motif" du déplacement, téléchargeable sur le site du ministère de l'Intérieur. Une amende pour les contrevenants sera prochainement portée à 135 euros. Voici les cas de déplacements autorisés sur justification listés sur le site du ministère de l'Intérieur :

- se déplacer de son domicile à son lieu de travail dès lors que le télétravail n'est pas possible

- faire ses achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés

- se rendre auprès d'un professionnel de santé

- se déplacer pour la garde de ses enfants et soutenir les personnes vulnérables

- sortir ses animaux à proximité du domicile

- faire de l'exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement.

Quelque 100 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour des contrôles, a annoncé Christophe Castaner : "Ce dispositif reposera sur des points de contrôle fixes mais aussi des points de contrôle mobiles, à la fois sur les axes principaux mais aussi sur les axes secondaires, partout sur le territoire national".

Contrôles aux frontières renforcés

En ce qui concerne les frontières extérieures de l'Union européenne, ne seront désormais admis dans l'espace commun que les ressortissants d'un pays de l'Union européenne ou de l'espace Schengen, ainsi que les Britanniques. Seront aussi acceptées les personnes de pays tiers disposant d'un permis de séjour européen et des exceptions sont prévues pour d'autres catégories, comme les personnels de santé d'un pays non-européen.

Pour ce qui concerne les frontières intérieures de l'UE, des contrôles ont déjà été mis en place, avec l'Allemagne par exemple. Les travailleurs transfrontaliers pourront continuer d'aller et venir, s'ils disposent de justificatifs de domicile et d'emploi.

La circulation des marchandises restera pour sa part possible, qu'elle soit entrante ou sortante, avec des pays frontaliers ou extérieurs à l'UE.

Le Quai d'Orsay a conseillé aux Français actuellement en déplacement temporaire à l'étranger "de prendre les mesures nécessaires pour leur retour rapide en France tant que les lignes commerciales restent ouvertes (...) dans la mesure où de plus en plus de pays prennent avec un préavis souvent très court des mesures d'interruption des liaisons aériennes" vers l'Hexagone.

Réformes suspendues

Autre conséquence politique de la pandémie, la suspension de toutes les réformes en cours, y compris la très contestée réforme des retraites. Un projet de loi "permettant au gouvernement de répondre à l'urgence et lorsque nécessaire de légiférer par ordonnance dans les domaines relevant strictement de la gestion de crise" sera présenté dès mercredi et soumis au Parlement jeudi.

Hôpital de campagne

Sur le plan sanitaire, les masques de protection seront désormais réservés en priorité à l'hôpital et à la médecine de ville et de campagne. Ils seront livrés mardi dans les pharmacies des "25 départements les plus touchés", les autres départements devant être servis à partir de mercredi, a dit le président.

Dans le Grand Est, l'un des principaux foyers de contamination dans l'Hexagone, un hôpital de campagne de santé des armées sera déployé en Alsace dans les prochains jours. Cet hôpital sera à même d'accueillir à terme une trentaine de malades dans des conditions de réanimation, a précisé dans la soirée le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur TF1. Les malades dans un état sévère seront transférés ce mardi, "probablement par le biais d'un train sanitaire", pour "libérer de la place dans les services de réanimation et permettre aux équipes sur place de faire face à l'afflux continu de nouveaux malades", a-t-il ajouté.

Mesures pour les entreprises

Emmanuel Macron a assuré qu'"aucune entreprise ne sera livrée au risque de faillite, aucune Française, aucun Français, ne sera laissé sans ressource". Il a annoncé une enveloppe de 300 milliards d'euros de garanties pour les prêts aux entreprises affectées par les conséquences de l'épidémie de coronavirus, qui sera présentée au Parlement dans les semaines qui viennent avec un effet rétroactif, a-t-on précisé à Bercy.

Les plus petites entreprises qui se trouveraient en difficulté n'auront quant à elles "rien à débourser" 0 ni impôts ni cotisations sociales – et les factures de gaz ou d'électricité ainsi que les loyers seront suspendus.

Avec AFP et Reuters

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