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Coronavirus : Édouard Philippe défend les consignes de confinement et balaie les "polémiques"

Le Premier ministre français Édouard Philippe, interrogé sur France 2, le 17 mars 2020 dans le journal de 20h.
Le Premier ministre français Édouard Philippe, interrogé sur France 2, le 17 mars 2020 dans le journal de 20h. © Ludovic Marin, AFP

Le Premier ministre Édouard Philippe a défendu, mardi soir sur France 2, les mesures de confinement et les décisions politiques pour endiguer la pandémie de Covid-19. Les détails ci-dessous.

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Interrogé mardi 17 mars au soir sur la mise en place du confinement en France, le Premier ministre Édouard Philippe a précisé et justifié certaines décisions :

  • Sur le confinement, Édouard Philippe a exhorté les Français à respecter les règles "pour se protéger les uns et les autres et aider les services de santé à faire face à la montée de l'épidémie". "On leur demande instamment, fermement, de rester chez eux", a martelé le Premier ministre. "Les consignes sont claires. On reste chez soi sauf dans les 5 cas énoncés" sur l'attestation permettant de quitter son domicile, comme les motifs professionnels, de santé ou familiaux, a-t-il poursuivi.

     

  • Sur la fermeture des frontières au sein de l'espace Schengen : "Dès lors que nous sommes dans une mesure de confinement, il peut y avoir du sens à faire des contrôles sanitaires aux frontières. Mais les fermer complètement, c'est compliquer l'acheminement de produits, compliquer le travail frontalier (...) L'essentiel, c'est de veiller à ce que l'entrée dans la zone européenne soit contrôlée du point de vue sanitaire. Mais il faut que tous les pays de la zone adoptent des processus cohérents pour lutter contre l'épidémie."
  • Une fermeture de la frontière avec le Royaume-Uni pourrait être envisagée si le pays n'adopte pas de mesures strictes contre l'épidémie : "Il va sans dire que si des États, comme le Royaume-Uni, ne procèdent pas à ces mesures, nous aurions du mal à accepter leurs ressortissants sur notre territoire."

     

  • Le gouvernement n'exclut pas de recourir à des nationalisations si la situation l'exige pour "sauver" des entreprises vitales en grande difficulté. "Dans des cas d'extrême difficulté, s'il fallait en arriver là, nous le ferions. Pas par idéologie, mais pour éviter la disparition d'entreprises vitales", a-t-il déclaré. À propos d'Air France, le chef du gouvernement assure avoir "pris la décision de supprimer un certain nombre de taxes sur le transport aérien, ce sont 700 millions qui sont engagés. Nous prenons nos responsabilités en tant qu'actionnaire. Cette crise n'a pas d'égal avec ce que nous avons pu connaître dans le passé."

     

  • Il n'y aura pas d'interdictions administratives de licenciement.

     

  • Interrogé sur les déclarations d'Agnès Buzyn, l'ancienne ministre de la Santé, qui affirme dans Le Monde n'avoir pas été entendue quand elle alertait sur le maintien des municipales, le Premier ministre affirme avoir pris "toutes les décisions nécessaires" en fonction des avis des scientifiques.

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