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Paralysés par l'épidémie de coronavirus, plusieurs grands groupes mettent leurs sites à l'arrêt

Renault laisse à l'arrêt ses quatre sites en France, jusqu'à nouvel ordre.
Renault laisse à l'arrêt ses quatre sites en France, jusqu'à nouvel ordre. © Kenzo Tribouillard, AFP

Dans un contexte de crise inédit lié à la pandémie de coronavirus, les géants industriels et les entreprises ont pris des mesures pour limiter ou suspendre leur production jusqu'à nouvel ordre.

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Chômage partiel, plans d'économie, avertissements sur résultats… Les entreprises tentent de faire face à l'épidémie de coronavirus qui va affecter durablement leur activité, voire menacer la survie de certaines d'entre elles.

Plusieurs géants industriels, surtout dans le secteur de l'automobile, ont pris des mesures pour limiter ou suspendre leur production.

Mardi 17 mars, le premier groupe automobile mondial Volkswagen a indiqué qu'il allait fermer dès cette semaine la "plupart" de ses usines en Europe pour "deux à trois semaines". Le bénéfice opérationnel au premier trimestre sera "au moins divisé par deux", a indiqué le directeur financier Frank Witter.

Renault et PSA à l'arrêt

PSA, qui emploie 51 000 salariés en France, ferme tous ses sites de production en Europe ; Renault laisse à l'arrêt lundi et mardi ses quatre usines espagnoles et ses sites en France jusqu'à nouvel ordre ; le constructeur italo-américain Fiat Chrysler (FCA) ferme "la majorité de ses usines de fabrication européennes" en Italie, en Serbie et en Pologne, soit un tiers des capacités de production, jusqu'au 27 mars.

Ferrari a fermé, jusqu'au 27 mars, ses usines de Maranello et Modène, dans le nord de l'Italie, comme les chantiers navals Fincantieri sur tous ses sites italiens, jusqu'au 29 mars. Fincantieri a demandé à ses salariés d'utiliser de façon anticipée les congés estivaux.

Le groupe français de pneumatiques Michelin a décidé d'interrompre la production de ses usines pendant "au moins une semaine" en Espagne, en France et en Italie, trois pays fortement touchés par le Covid-19. Cela concerne plus de 20 000 salariés sur 21 sites. Le groupe a déclaré lundi "regarder les processus d'indemnisation" pour les salariés, "en fonction des dispositifs dans chaque pays".

Dans l'aéronautique, Airbus va également suspendre la production pendant quatre jours en France (48 000 employés) et en Espagne (2 700 employés).

De son côté, Hermès va fermer jusqu'à fin mars tous ses sites français, soit une quarantaine de manufactures et de tanneries employant 9 500 personnes, tandis que Gucci (groupe Kering) a fermé tous ses sites de production jusqu'au 20 mars.

Chômage partiel et congés anticipés

Air France-KLM, qui a annoncé réduire son offre de 70 à 90 % lors des deux prochains mois, va "consulter les instances représentatives" du personnel sur des mesures "prenant en compte les impacts de la baisse d'activité, dont la mise en œuvre d'activité partielle".

La compagnie low-cost Ryanair, qui anticipe une réduction de son offre de l'ordre de 80 % pour avril et mai, va de son côté geler les embauches, notamment, et proposer "des départs volontaires", des "suspensions temporaires de contrat et des réductions significatives des heures de travail".

Gel des embauches également du côté de Lufthansa, qui pourrait réduire jusqu'à 90 % ses capacités long-courriers, alors que la compagnie russe Aeroflot a demandé à ses employés ayant des congés en stock d'en profiter.

Le groupe Air France-KLM, qui prévoit "une trajectoire financière fortement dégradée" pour 2020, se démène pour "sécuriser sa trésorerie" en prévoyant 200 millions d'euros d'économies pour 2020, ou encore une réduction de 350 millions d'euros de son plan d'investissement 2020.

Le groupe allemand TUI, numéro un mondial du tourisme aux 70 000 salariés,  a aussi annoncé des mesures "drastiques" de réduction de coûts et a suspendu "la plus grande partie" de ses activités de voyagiste.

Appel aux États et aux banques

Le gouvernement italien a annoncé qu'il entendait nationaliser la compagnie Alitalia, déjà en grande difficulté depuis des années.

En France, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire n'exclut pas de nationaliser "si nécessaire" certaines grandes entreprises en danger.

TUI a en outre demandé "des prêts garantis par l'État jusqu'à ce que l'activité ait pu reprendre normalement". Le gouvernement allemand a promis une enveloppe "sans limite" de prêts distribués par une banque publique, KfW, qui disposera pour démarrer d'une réserve de 550 milliards d'euros.

Lufthansa pourrait demander à bénéficier d'aides d'Etat dans les pays européens où elle opère.

Avec AFP

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