Wall Street repasse dans le rouge, peinant à rebondir

Publicité

New York (AFP)

L'indice vedette de Wall Street est passé dans le rouge peu après l'ouverture mardi et est repassé temporairement sous la barre symbolique des 20.000 points, peinant à rebondir au lendemain de sa plus lourde chute en plus de trente ans.

Vers 14H05 GMT, le Dow Jones Industrial Average reculait de 0,43% à 20.101,19 points après s'être déjà effondré la veille de 12,9%, sa plus forte baisse depuis le Lundi noir d'octobre 1987.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, qui s'était écroulé lundi de 12,3%, reculait encore de 0,26% à 6.886,75 points.

L'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,38% à 2.395,08 points après être aussi passé temporairement dans le rouge. Il avait plongé de 11,98% la veille.

La panique face à l'avancée inexorable de la pandémie de coronavirus l'avait alors emporté sur les efforts massifs déployés par la banque centrale américaine pour tenter de rassurer les marchés.

Et mardi, après une tentative de rebond à l'ouverture, les indices sont rapidement repartis à la baisse.

"De nombreuses actions de relance sont mises en place à travers le monde et d'autres programmes sont en cours de discussions mais le marché connaît une solution quand il la voit, et il ne voit clairement pas encore de solution actuellement", estime Patrick O'Hare de Briefing.

"C'est en partie parce qu'on fait face à un événement inédit à l'ère moderne - une pandémie mondiale qui paralyse complètement les grandes économies et perturbe le sentiment de normalité de chacun de manière impensable", ajoute-t-il.

"A son tour, (cette nouveauté) perturbe le fonctionnement des marchés financiers, ce qui entraîne une volatilité démesurée, détruit la confiance des investisseurs et déstabilise le flux normal de crédit qui est essentiel au fonctionnement normal des marchés financiers et de l'économie en général", avance le spécialiste.

Parmi les dernières mesures destinées à atténuer le choc, l'administration Trump prévoit, selon le Washington Post, de demander au Congrès d'approuver un plan de relance économique massif d'environ 850 milliards de dollars.

"C'est très, très loin du projet de loi initial de 8,3 milliards de dollars de secours d'urgence et ça souligne la rapidité à laquelle l'impact du coronavirus s'est intensifié du point de vue de la santé publique, des politiques publiques et de la réponse économique", remarque M. O'Hare.

Signe d'investisseurs un peu plus confiants, le taux sur la dette des Etats-Unis à 10 ans remontait nettement mardi, évoluant à 0,785% contre 0,718% la veille.