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Coronavirus : Wall Street dégringole à nouveau, la Bourse de Paris aussi

Wall Street et la Bourse de Paris ont encore dégringolé à cause des inquiétudes liées à la pandémie de coronavirus, le 18 mars 2020.
Wall Street et la Bourse de Paris ont encore dégringolé à cause des inquiétudes liées à la pandémie de coronavirus, le 18 mars 2020. © AFP (archives)

La panique a de nouveau saisi Wall Street, mercredi, les investisseurs s'alarmant des conséquences du Covid-19 sur l'économie malgré les centaines de milliards mis sur la table par les autorités pour atténuer le choc de la pandémie. Plus tôt dans la journée, la Bourse de Paris avait suivi le même chemin.

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Sur la lancée des derniers jours, plusieurs Bourses mondiales continuent de dévisser avec la pandémie de coronavirus. À commencer par Wall Street dont l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a plongé, mercredi 18 mars, de 6,30 % à 19 898,92 points, après avoir perdu jusqu'à 10,9 % en cours de séance. 

Il est ainsi tombé temporairement sous le niveau auquel il évoluait le jour de l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, le 20 janvier 2017. Une mauvaise nouvelle pour le locataire de la Maison Blanche, qui faisait jusqu'à récemment de la bonne santé de l'économie américaine et des marchés financiers un de ses principaux arguments de campagne.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a chuté de 4,70 % à 6 989,84 points.

L'indice élargi S&P 500 a perdu 5,18 % à 2 398,10 points. Signe de l'extrême fébrilité des investisseurs, les échanges ont été interrompus pendant quinze minutes en cours de séance quand le S&P 500 a lâché 7 %, déclenchant automatiquement un mécanisme d'interruption des échanges censé permettre aux acteurs du marché de reprendre leurs esprits. 

C'est la quatrième fois que ce mécanisme appelé "coupe-circuit" est utilisé depuis lundi dernier.

L'administration Trump cible des investisseurs ?

L'augmentation du nombre de cas de contaminations de coronavirus, la maladie ayant touché désormais plus de 200 000 personnes dans le monde, et les mesures drastiques de confinement imposées un peu partout, affolent les investisseurs depuis plusieurs séances.

Mais c'est désormais "devenu plus une crise de confiance dans l'administration Trump qu'autre chose", estime Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services. La banque centrale américaine "très active et très puissante", fait tout ce qu'elle peut pour continuer à abreuver les marchés en liquidités de façon à ce qu'ils fonctionnement correctement, souligne le spécialiste.

Et l'administration Trump plaide actuellement auprès du Congrès pour un gigantesque plan de relance économique de 1 300 milliards de dollars. Mais "les investisseurs ont vu comment ça s'est passé en Italie, en France, avec la quarantaine, et ils comprennent que c'est la seule façon de stopper l'épidémie. Or le gouvernement américain n'ose pas prendre cette mesure et risque en conséquence de prolonger l'agonie", avance Gregori Volokhine. 

Les investisseurs ont aussi été ébranlés mercredi par la vive remontée du taux de la dette des États-Unis à 10 ans, signe d'une moindre demande pour cet actif jugé habituellement comme une valeur refuge. Ce dernier évoluait à la clôture à environ 1,2 % contre environ 0,7 % lundi soir. 

Autre raison pour les investisseurs de s'affoler mercredi : les cours du pétrole ont plongé de 24 % à New York, clôturent juste au-dessus des 20 dollars le baril, et de 13 % à Londres à environ 25 dollars le baril. Ils sont désormais à leur plus bas niveau depuis respectivement 2002 et 2003.

Le CAC 40 replonge après un léger rebond

La Bourse de Paris a quant à elle replongé mercredi (-5,94 %), lestée de nouveau par l'expansion continue du coronavirus aux conséquences dévastatrices pour l'économie mondiale.

L'indice CAC 40 a perdu 236,94 points à 3 754,84 points. La veille, il avait rebondi de 2,84 %.

La cote parisienne a effacé dès l'ouverture son rebond de la veille et a creusé ses pertes au fil de la journée repassant sous les 3 800 points.

"Le marché a tenté plusieurs fois de se stabiliser, mais en dépit des mesures, parfois considérables, annoncées tant par les banques centrales que par les gouvernements, il ne parvient pas à trouver un véritable moteur pour repartir", a observé auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG. "Les investisseurs entendent et voient tous ces gestes, qui construisent les bases d'un futur rebond, mais il faut qu'un cap soit franchi dans la pandémie pour qu'il puisse capitaliser dessus."

Le Covid-19 a déjà tué plus de 8 000 personnes à travers le monde, avec pour la première fois mercredi un nombre de décès total plus élevé en Europe qu'en Asie. Avec plus de 200 000 cas recensés, une partie de plus en plus grande du monde est à l'arrêt.

Pour de tenter de compenser les conséquences économiques, un grand nombre de banques centrales ont abaissé récemment leurs taux directeurs et procèdent à des injections massives de liquidités. Dans le même temps, plusieurs grands pays ont annoncé de larges soutiens budgétaires, mais tant que le virus continuera à se répandre, les experts doutent de l'efficacité de telles mesures.

Avec AFP

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