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Les écoles britanniques vont fermer en raison de l'épidémie de coronavirus

Une école britannique désormais fermée à Winsford, au Royaume-Uni.
Une école britannique désormais fermée à Winsford, au Royaume-Uni. © Molly Darlington, Reuters

Le Royaume-Uni s'est résolu à son tour mercredi à fermer les écoles à la fin de la semaine et jusqu'à nouvel ordre, face à la propagation de plus en plus rapide du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 100 morts sur son sol.

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Les écoles britanniques fermeront leurs portes "vendredi après-midi et resteront fermées jusqu'à nouvel ordre", ont annoncé mercredi 18 mars le Premier ministre Boris Johnson et son ministre de l'Éducation, Gavin Williamson. "L'objectif est de ralentir la propagation du virus", a déclaré Boris Johnson. "C'est le bon moment pour le faire."

Nombre de pays européens avaient déjà pris cette décision depuis plusieurs jours, mais le gouvernement britannique s'était pour l'instant montré réticent à renvoyer les 10 millions d'élèves britanniques chez eux, jugeant l'efficacité de la mesure insuffisante par rapport aux perturbations engendrées.

"Les écoles resteront ouvertes pour les enfants de travailleurs clés et pour les enfants vulnérables", précise Bénédicte Paviot, la correspondante de France 24 au Royaume-Uni.

Sans attendre la décision de Londres, les gouvernements locaux gallois et écossais avaient annoncé dès le début de l'après-midi la fermeture des écoles vendredi. "Je ne peux pas promettre qu'elles rouvriront avant l'été", a averti la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.

FR NW GRAB BENEDICTE 22H

Pas de mesures de confinement

Le Royaume-Uni recensait mercredi 104 personnes décédées après avoir été atteintes par le virus depuis le début de l'épidémie, soit 33 de plus que la veille. Le pays a officiellement dénombré 2 626 cas de patients atteints par le virus, mais le service public de santé britannique (NHS) ne teste pas systématiquement tous les malades et se concentre sur les cas les plus graves, malgré les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui exhorte à "tester, tester, tester". Face aux critiques, le gouvernement a augmenté la cadence et vise 25 000 tests quotidiens dans les hôpitaux dans les quatre semaines.

Interrogé sur des informations de presse évoquant de possibles mesures de confinement strict à Londres, principal foyer de l'épidémie dans le pays, Boris Johnson a répondu : "Nous vivons dans un pays de libertés, nous n'avons pas tendance à imposer ce genre de restrictions (...) mais nous n'écarterons rien".

"Pour l’instant, Boris Johnson n’annonce aucune nouvelle mesure de confinement. Les gens sont invités à se confiner, à ne pas aller au bar, au restaurant et aux cafés", précise Bénédicte Paviot. "Le virus se propage. C’est une explosion du Covid-19 à Londres, et notamment dans le quartier des ministères et de la résidence du Premier ministre au 10 Downing street, à Westminster".

Un projet de législation d'urgence

Face à la propagation du virus, le gouvernement conservateur a publié un projet de législation d'urgence donnant aux autorités des pouvoirs extraordinaires pour une durée pouvant atteindre deux ans.

Le texte sera présenté jeudi à la chambre des Communes. Après adoption, la police aura le pouvoir d'arrêter et d'isoler des personnes pour protéger la santé publique.

Les personnels de santé retraités et travailleurs sociaux pourront être appelés en renfort, tandis que les volontaires pour aider à soigner des patients bénéficieront de garanties leur permettant de "suspendre" leur emploi principal pendant une période de quatre semaines maximum.

Le ministère de l'Intérieur aura la possibilité d'ordonner aux ports et aéroports de cesser leurs opérations en cas de pénurie de personnels de la police aux frontières.

Une telle mesure ne serait utilisée que dans des cas extrêmes, et pour une période aussi réduite que possible, pour "assurer la sécurité de la frontière britannique", souligne le gouvernement sur son site internet.

Le ministère de la Défense a par ailleurs annoncé qu'il plaçait 20 000 militaires en alerte pour prêter main forte aux services publics dans le cadre d'une "force de soutien Covid". Quelque 150 d'entre eux seront spécialement formés au transport d'oxygène au profit du système de santé.

Avec AFP

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