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La France, avec 450 décès, n'est qu'au "début de la crise" du coronavirus, selon Macron

Le président Emmanuel Macron lors de la Cellule interministérielle de crise, le 20 mars 2020, à Paris.
Le président Emmanuel Macron lors de la Cellule interministérielle de crise, le 20 mars 2020, à Paris. © Gonzalo Fuentes, Reuters

La France n'est qu'au "début de la crise" de la pandémie de coronavirus mais "l'État tient", a insisté vendredi le président Emmanuel Macron. Alors que le pays enregistre désormais 450 décès liés au virus, le gouvernement juge "assez probable" la prolongation du confinement de 15 jours instauré mardi.

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Vendredi 20 mars, le bilan de l'épidémie de coronavirus en France s'élevait à 450 décès en milieu hospitalier, contre 372 jeudi, a annoncé dans la soirée le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Il s'agit d'une hausse de 21 % en 24 heures.

Plus tôt dans la journée s'est tenue une nouvelle Cellule interministérielle de crise, chargée d'examiner les aspects sanitaires, de contrôle et de continuité de l'économie.

À cette occasion, le président Emmanuel Macron a insisté sur le fait que la France n'était qu'au "début de la crise" de l'épidémie de coronavirus. "Nous avons pris des mesures exceptionnelles pour absorber cette première vague", a-t-il déclaré avant d’assister ensuite à un conseil de défense. "La crise mobilise tous les aspects de la vie de la nation".

"L'État tient, nous serons dans la durée au rendez-vous", a-t-il assuré en remerciant ses ministres d'être là "matin, midi et soir et nuitamment".

Le chef de l'État s'est ensuite agacé de ceux qui critiquaient la gestion de la crise par l'exécutif, en lançant : "Je félicite ceux qui avaient prévu la crise une fois qu'elle a eu lieu". "La France a activé ses dispositifs d'alerte avant même que l'OMS sonne le tocsin", a-t-il fait valoir.

Le président a enfin salué la mobilisation de l'État à tous les niveaux et demandé à ses ministres d'être "le plus réactif possible". Pour mieux anticiper, il a mis en place une cellule d'anticipation qui doit "identifier les prochains défis qui seront les nôtres à J+8, J+15 et J +un mois".

Vers une prolongation de la période de confinement

De son côté, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait indiqué, vendredi, qu'il était "assez probable" que la période de confinement de quinze jours instaurée en France pour freiner la propagation du coronavirus sera prolongée. 'Mais la mise en place d'un couvre-feu n'est "pour l'instant pas envisagée", a-t-elle dit sur BFMTV et RMC. 

"On a une période d'incubation du virus qui est de 14 jours au maximum et nous savons que c'est à partir de là, quand on regarde ce qui s'est passé dans d'autres pays, qu'on a commencé à ralentir le nombre de nouveaux cas. Donc, il faut vraiment casser cette chaîne de transmission. C'est la raison pour laquelle on devra sans doute examiner une prolongation du confinement", a justifié la porte-parole du gouvernement.

Avec AFP

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