Accéder au contenu principal

Fin de la gratuité de Canal+ fin mars comme prévu, et pas à cause du CSA

Publicité

Paris (AFP)

L'opération de gratuité de Canal+ et de certaines de ses chaînes thématiques s'arrêtera à la fin du mois, comme prévu au départ et non en raison d'une intervention du CSA, qui a au contraire avalisé l'initiative, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la chaîne cryptée.

Des médias ont rapporté que le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) avait demandé à Canal+ de cesser au 31 mars cette opération lancée dans le cadre du confinement des Français pour cause de coronavirus, après avoir reçu des demandes en ce sens de concurrents comme TF1 et M6.

"On a bien un reçu un courrier du CSA, qui regrettait de ne pas avoir été prévenu (de ce passage temporaire à la gratuité, ndlr) mais qui nous autorisait à maintenir l'opération jusqu'à la date prévue" du 31 mars, a expliqué une porte-parole du groupe Canal+, assurant que le groupe était satisfait de la position du régulateur.

"On trouve que la décision du CSA est sage, compte tenu de la situation actuelle", ajoute-t-on chez Canal+. Cette date du 31 mars avait été annoncée par plusieurs des dirigeants de la chaîne lors de la mise en place de l'opération, mardi.

"Nous nous devons de rester unis et solidaires face à la crise du Covid-19. C'est pourquoi, comme l'a annoncé Maxime Saada (le PDG du groupe de télévision payante, ndlr), Canal+ passe exceptionnellement en clair pour les abonnés des box durant les deux prochaines semaines", soit jusqu'au 31 mars, avait écrit mardi sur Twitter Gérald-Brice Viret, le directeur des antennes et des programmes de Canal+.

De son côté, le CSA a confirmé à l'AFP l'envoi d'un courrier à la chaîne, dans lequel son président Roch-Olivier Maistre prenait acte de la volonté de Canal+ de passer temporairement à la gratuité mais l'appelait simplement à ne pas prolonger l'opération au-delà de la durée prévue.

"L'opération que Canal+ a lancée ne peut être que limitée dans la durée car elle est de nature à altérer l'équilibre entre les chaînes payantes et les chaînes gratuites" et "à remettre en cause la chronologie des médias, et elle pose des questions vis-à-vis des autres diffuseurs et des ayants droit", a justifié le président du régulateur, dans un entretien à La Correspondance de la Presse.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.