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Coronavirus : le monde de plus en plus confiné, l'économie au ralenti

La Belgique applique des mesures strictes de confinement pour faire ralentir la progression du coronavirus.
La Belgique applique des mesures strictes de confinement pour faire ralentir la progression du coronavirus. © John Thys, AFP

Dans l'espoir d'enrayer la pandémie de coronavirus, de nombreux pays ont opté pour un confinement total. Alors que des centaines de millions de personnes dans le monde sont confinées chez elle, la planète tourne désormais au ralenti.

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Des centaines de millions de personnes dans le monde sont sont en confinement pour le week-end, dans l'espoir d'enrayer la pandémie de coronavirus, qui a déjà fait plus de 11 000 morts, et ébranlé l'économie mondiale.

L'Italie, pays le plus touché en Europe avec plus de 4 000 morts, et premier sur le continent européen à avoir ordonné le confinement de sa population, s'apprête à renforcer ses mesures face aux ravages du Covid-19. Tous les parcs, espaces verts et jardins publics seront fermés au public ce week-end, en attendant d'autres restrictions, pour inciter les Italiens à rester chez eux au maximum.   

Le coronavirus a tué 627 personnes en 24 heures dans le pays, ont annoncé vendredi les autorités, un pic depuis le début de la crise.

"Nous sommes tous en quarantaine", a résumé vendredi Andrew Cuomo, le gouverneur de l'Etat de New York, aux Etats-Unis, en annonçant ce confinement, "mesure la plus radicale que nous puissions prendre".

Avec la Californie, l'autre puissance économique du pays, et d'autres États dont le New Jersey ou l'Illinois, ce sont plus de 85 millions de personnes qui doivent désormais rester chez elles, sauf pour faire leurs courses ou prendre un peu l'air.

Jusqu'à 25 millions d'emplois sont menacés dans le monde

C'est aussi un coup très dur pour la première économie mondiale, car à eux seuls, la Californie et New York représentent près du quart du produit intérieur brut des États-Unis (22,3% en 2018).

Le premier abrite le coeur de la finance mondiale et le second celui des nouvelles technologies et d'internet.

Le président américain Donald Trump, qui a longtemps minimisé les ravages de la pandémie, a écarté vendredi une mise à l'arrêt de tout le pays. "Je ne pense pas que nous jugerons cela nécessaire un jour", a-t-il dit.                   

"Cela a été fait en Californie, cela a été fait à New York, ce sont deux points chauds (...) Mais si vous allez dans le Midwest ou ailleurs, ils regardent tout cela à la télévision et n'ont pas les mêmes problèmes", a-t-il ajouté.

Car l'économie américaine commence à ressentir les effets de la progression du coronavirus sur toute la planète. Les embauches chez les géants de la distribution, Walmart et Amazon en tête, face à la ruée des consommateurs vers les supermarchés ou sur internet, ne compenseront pas les destructions d'emplois.

En Europe, l'Union Européenne a annoncé vendredi une suspension des règles de discipline budgétaire. Inédite, la mesure permettra aux États membres de dépenser autant que nécessaire pour contrer le ralentissement économique.

Jusqu'à 25 millions d'emplois sont menacés en l'absence de réponse coordonnée à l'échelle internationale, a averti l'Organisation internationale du travail.   

Face à cette situation, une extrême prudence règne sur les marchés financiers. A l'issue de la pire semaine boursière depuis la crise de 2008, ils ont terminé vendredi sur une note hésitante, Wall Street dans le rouge et les Bourses européennes en hausse.

Certains experts redoutent que la crise économique résultant de la pandémie soit pire que celle des "subprime" de 2008, surtout si le confinement devait se prolonger.

Confinement inédit            

D'autres pays sont venus en fin de semaine s'ajouter à la liste de ceux ayant opté pour cette mesure drastique. Le confinement sera généralisé à toute la Tunisie dimanche, et à toute la Colombie mardi. Là-bas, près de la moitié de la population avait commencé vendredi un test grandeur nature.

Sans aller jusque là, le Royaume-Uni a suivi la tendance en renforçant drastiquement, vendredi, sa riposte face à la pandémie, en ordonnant la fermeture des pubs, restaurants, cinémas et salles de sports.   

La Suisse a de son côté durcit ses mesures, interdisant tout rassemblement de plus de cinq personnes, mais a écarté tout confinement, jugeant qu'il s'agissait de "politique spectacle".

Ce choix draconien, inédit dans l'histoire humaine, se passe plus ou moins bien selon les pays.

Cloîtrés chez eux depuis une dizaine de jours, certains Italiens commencent à avoir la bougeotte. Plus de 53 000 d'entre eux ont déjà été verbalisés pour des sorties injustifiées.

À Banjul, en Gambie, les autorités recherchaient activement vendredi 14 personnes qui se sont échappées de l'hôtel où elles avaient été placées en quarantaine.

En revanche, à Los Angeles, les habitants ont joué le jeu le premier jour. Le célèbre "Walk of Fame" de Hollywood Boulevard, d'ordinaire bondé de touristes se faisant photographier devant les étoiles des vedettes, était quasi désert, hormis une poignée de sans-abris.

Les initiatives fleurissent également pour égayer le confinement. La mythique chanson "You'll Never Walk Alone", l'un des hymnes les plus connus du football, a ainsi résonné vendredi matin sur les radios d'une trentaine de pays d'Europe, dans un message de solidarité face à la crise du coronavirus.

Mais les précautions sont difficiles à appliquer dans des endroits très vulnérables, comme dans les immenses bidonvilles asiatiques ou des prisons surpeuplées et vétustes partout sur le globe.

Trois milliards de personnes n'ont même pas les armes les plus basiques contre le virus, l'eau courante et le savon, s'alarment des experts des Nations unies, qui craignent la perte de "millions" de vies.

À San Salvador, la crainte d'être débordé est telle que pour "anticiper", selon le maire, des fossoyeurs ont creusé 118 tombes prêtes à l'emploi.

De nombreux pays ont décidé de fermer leurs frontières pour tenter de s'isoler de la pandémie. La Belgique a interdit vendredi toute entrée pour un déplacement "non essentiel". Cuba a également décidé de refouler les touristes, renonçant à une source cruciale de devises.

 

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