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Coronavirus : l'appel de médecins français à un dépistage massif

Test du Covid-19 au CHU Henri Mondor à Créteil, le 6 mars 2020.
Test du Covid-19 au CHU Henri Mondor à Créteil, le 6 mars 2020. © afp

Faudrait-il dépister à grande échelle pour sortir du confinement général ? Et déjà pour suivre les personnes qui sont mobilisées dans les hôpitaux, les usines, les supermarchés et la police ? La question est soulevée dans différents médias par les syndicats de médecin.

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Une lettre ouverte publiée dans le journal Le Progrès, samedi 21 mars, signée par plusieurs chercheurs et membres du corps médical appellent à un dépistage massif et systématique du Covid-19 pour sortir du confinement général instauré en France depuis le 16 mars 2020.

La lettre ouverte commence ainsi : "Qui transmet le Covid-19 ? Les porteurs malades, symptomatiques, et les porteurs sains. Combien sont-ils ? Question malheureusement sans réponse ! Si nous le savions, seuls les porteurs pourraient être mis en confinement. Notre ignorance fait qu'aujourd'hui, par mesure de prudence, toute la population est confinée avec des répercussions économiques et psychologiques énormes". 

Marie-Claude Potier, pharmacienne, directrice de recherche au CNRS et signataire de cet appel, souligne sur France 24 que "la France qui travaille aurait besoin de se faire tester", citant "les personnes travaillant dans les Ehpad, les prisons, les hôpitaux, la police… Toutes les personnes qui sont en contact avec la population". L’appel de ces chercheurs et de ces personnels soignants concerne aussi "la sortie du confinement" : "il faudra aussi avoir un moyen de tester la population".

Alors qu'en France, c'est "le grand raté" du dépistage, comme l'analyse une chronique de Nicolas Martin sur France Culture, Marie-Claude Potier cite quant à elle en exemple la Corée du Sud, où "les courbes de développement de l’épidémie se stabilisent, en associant le confinement et les tests", ainsi que Singapour, où "il n’y a pas de confinement et [où] ils ont réalisé beaucoup plus de tests", précise-t-elle. "Une association du confinement et des tests devrait pouvoir nous sortir de ce confinement avec plus de sérénité."

Cet appel fait écho aux déclarations du directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui lundi dernier, déclarait : "Nous avons un message simple pour tous les pays : 'Testez, testez, testez. Testez tous les cas suspects' ", critiquant les pays qui n'en font pas suffisamment pour retracer et tester chaque cas potentiel de contamination, se focalisant davantage sur des mesures pour créer une distance sociale entre les citoyens. Malgré l'escalade rapide des mesures impliquant notamment la fermeture des écoles et l'annulation d'événements, les efforts ont jusqu'à présent été insuffisants pour augmenter les tests, isoler les nouveaux cas et retracer leurs contacts sociaux, avait dénoncé directeur général de l'OMS, appelant ces mesures à être "l'épine dorsale de la réponse au Covid-19".

Dimanche, le Conseil d'État a été interrogé sur la pertinence de mobiliser des moyens industriels pour fabriquer des tests de dépistage et dépister les personnels médicaux, une mobilisation réclamée par les syndicats de médecin, a été débattue par les sages, dimanche 22 mars. Les juges ont statué que "les autorités ont pris les dispositions avec l’ensemble des industriels en France et à l’étranger pour augmenter les capacités de tests dans les meilleurs délais". Autrement dit, la réquisition nationale de la production industrielle n’est pas jugée nécessaire.

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