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Coronavirus : Mélenchon et Le Pen appellent à nationaliser une usine de bouteilles à oxygène

Des salariés de l'usine Luxfer de Gerzat, le 22 janvier 2020, sur le site qui a fermé en 2019.
Des salariés de l'usine Luxfer de Gerzat, le 22 janvier 2020, sur le site qui a fermé en 2019. AFP - THIERRY ZOCCOLAN

Plusieurs responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, ont appelé mardi le gouvernement à nationaliser l'usine Luxfer, située à Gerzat, et qui produisait jusqu'à sa fermeture en 2019 des bouteilles à oxygène.

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Une nationalisation stratégique pour mieux faire face au Covid-19 ? Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen (RN) ont tous deux demandé, mardi 24 mars, la nationalisation de l'usine Luxfer de Gerzat (Puy-de-Dôme) qui, avant sa fermeture, était la seule en Europe à fabriquer des bouteilles à oxygène médical.

La CGT avait fait la même demande jeudi afin de faire face aux besoins liés à la pandémie de coronavirus.

"Depuis le début, je demande : 'Est-ce que, oui ou non, vous allez nationaliser cette entreprise ?’, car les travailleurs sont prêts à y retourner maintenant même et à travailler", a assuré le chef de file des députés LFI sur France 2.

"Luxfer (bouteilles d'oxygène), Famar (chloroquine) : ces deux entreprises françaises sont en grande difficulté. Renouer avec l'État-stratège et la souveraineté sanitaire, c'est maintenant : que l'État nationalise et relance ces deux fabricants ! Agissons", a réclamé de son côté sur Twitter la présidente du Rassemblement national.

Le maire de Clermont, Olivier Bianchi, et celui de Gerzat, Jean Albisetti, se sont associés à la députée du Puy-de-Dôme, Christine Pirès Beaune, pour écrire au sujet de Luxfer au ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Selon elle, le délégué interministériel aux restructurations lui a répondu qu'il "étudiait le dossier".

Il en va de "la responsabilité de l'État français" qui doit "nationaliser définitivement l'usine, fermée en 2019, "pour un redémarrage immédiat de l'activité", avait écrit la CGT dans un communiqué, afin d'éviter "une pénurie similaire à l'Italie, l'Iran ou la Chine".

Le groupe britannique Luxfer accusé d’avoir voulu créer une pénurie

La CGT reproche au groupe britannique Luxfer d'avoir cherché à créer une pénurie en fermant l'usine de Gerzat, mettant ainsi "en danger la sécurité de l'approvisionnement des systèmes de santé mondiaux".

Ces bouteilles sont utilisées notamment pour atténuer les symptômes de détresse respiratoire et éviter la réanimation ou lorsque les malades doivent être déplacés, comme dans le cas de Mulhouse.

L'usine de Gerzat fabriquait 220 000 bouteilles par an, dont la moitié pour l'oxygène médical, 40 % pour équiper les pompiers et 10 % pour l'industrie, selon la CGT.

>> À lire : Le confinement "peut durer pendant quelques semaines encore", avertit Édouard Philippe

Les salariés, qui occupaient leur usine depuis le mois de janvier, ont mis fin à leur action jeudi pour respecter le confinement.

Basé à Nottingham en Angleterre, Luxfer avait annoncé fin novembre 2018 la fermeture définitive de l'usine auvergnate, qu'il avait rachetée en 2001 à une filiale de Pechiney-Rhenalu.

La société Famar, à Saint-Genis-Laval, près de Lyon, à laquelle fait référence Marine Le Pen dans son tweet, fabrique de la chloroquine, l'un de ces traitements testés qui fait polémique. Elle est en redressement judiciaire depuis juin dernier.

Avec AFP

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