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Coronavirus : les États-Unis "bientôt" rouverts au monde des affaires, selon Donald Trump

Donald Trump lors du point presse quotidien sur le coronavirus, le 23 mars 2020 à la Maison Blanche.
Donald Trump lors du point presse quotidien sur le coronavirus, le 23 mars 2020 à la Maison Blanche. © Jonathan Ernst, Reuters

Alors que la pandémie de coronavirus fait de plus en plus de victimes aux États-Unis, le président américain a prévenu lundi qu'il comptait rouvrir son pays au monde des affaires rapidement afin d'éviter une crise économique plus grave encore.

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Alors que le Covid-19 a tué au moins 557 personnes et en a contaminé plus de 43 000 aux États-Unis, Donald Trump est pressé. "L'Amérique sera bientôt de nouveau ouverte aux affaires. Très bientôt. Bien plus tôt que trois ou quatre mois comme quelqu'un le suggérait. Bien plus tôt. Nous ne pouvons pas laisser le remède être pire que le problème lui-même", a déclaré le président américain lundi 23 mars lors de son point presse quotidien à la Maison Blanche. Il a ajouté qu'il examinerait comment faire repartir l'activité après la fin des mesures de restrictions prises pour 15 jours.

Après avoir minimisé – et moqué – la menace sanitaire pendant des semaines, puis s'être posé en président rassembleur d'un pays "en guerre", Donald Trump multiplie désormais les messages ambigus sur les restrictions en place pour limiter la propagation du coronavirus. Ses dernières déclarations semblent destinées à enrayer le vent de pessimisme qui souffle sur l'économie américaine et mondiale.

Appel au confinement généralisé

La Réserve fédérale (Fed) a eu beau annoncer, lundi, des aides massives aux entreprises et collectivités pour leur donner de l'oxygène, les marchés mondiaux y sont restés insensibles. Le Dow Jones, l'un des plus importants indices boursiers de Wall Street, est tombé lundi à son plus bas depuis novembre 2016 et les bourses européennes ont également chuté. Mais mardi, la bourse de Hong Kong a ouvert en hausse de plus de 3 % et les cours du pétrole ont progressé à l'ouverture des marchés en Asie.

Les autorités de New York, épicentre américain de l'épidémie – 12 000 cas lundi matin, soit près du tiers des cas répertoriés dans le pays –, avaient lancé plus tôt un appel à un confinement coercitif national. La moitié des Américains sont confinés à des degrés divers, notamment dans les trois plus grandes villes du pays : New York, Los Angeles et Chicago. "Il faut que ces mesures de confinement qu'ont prises New York et la Californie soient partout" aux États-Unis, a insisté le maire Bill de Blasio. "Il faut qu'on prenne ces mesures extrêmes".

Pendant ce temps-là, le plan de relance économique de grande envergure contre le coronavirus voulu par l'administration Trump était toujours dans l'impasse au Sénat américain, les démocrates ayant déclaré qu'il contenait trop peu d'argent pour les hôpitaux et pas assez de restrictions sur un fonds destiné à aider les grandes entreprises. Le plan n'a pas obtenu les 60 votes nécessaires pour un deuxième jour d'affilée. Les discussions se poursuivaient en coulisses pour tenter de parvenir à un vote au Sénat mardi.

Avec AFP et Reuters

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