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Formule E: sport et esport au menu pour Vergne pendant le confinement

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Paris (AFP)

Retranché "à la campagne" pour la durée du confinement destiné à enrayer la pandémie de coronavirus, le pilote de Formule E français Jean-Eric Vergne partage son temps entre faire du sport et... organiser des courses automobiles virtuelles.

"Si j'ai quinze jours ou un mois devant moi, au moins, j'ai une salle de sport, de la forêt, des vélos. Donc je me tiens en forme", raconte Vergne, qui s'entraîne sans préparateur physique. "Ca fait toujours du bien physiquement et surtout à la tête."

Alors que la prochaine course de Formule E programmée est l'ePrix de Berlin le 21 juin, le pilote de l'écurie DS Techeetah ne craint pas d'être mal préparé quand les affaires reprendront.

Habitué à ne pas piloter pendant l'intersaison, le double champion en titre de Formule E assure à l'AFP que ce hiatus, sorte "d'hiver décalé", "ne pose pas de souci".

"La préparation mentale, en général, c'est la semaine de la course", ajoute-t-il. "Là, on ne sait même pas quand la prochaine aura lieu, donc il n'y a pas trop de pression à avoir de côté-là."

En attendant, "je m'occupe en essayant de créer un championnat d'esport", poursuit Vergne.

"En douze heures" après l'annulation in extremis du Grand Prix de Formule 1 d'Australie, qui devait avoir lieu le 15 mars, il a mis sur pied avec sa société Veloce Esports l'une des courses virtuelles destinées à pallier cette absence, à laquelle a participé notamment l'actuel pilote McLaren Lando Norris.

- "Opportunité" -

"Devant ce succès, on s'est dit qu'il fallait continuer et on va donc faire de plus en plus d'évènements, que ce soit dans le sport auto ou dans d'autres sports", continue l'ex-pilote de F1, qui a également organisé un GP de Bahreïn virtuel dimanche, en parallèle de celui tenu par la F1 elle-même.

"A toute crise son lot d'opportunités et c'est sûr que l'esport a une opportunité géniale devant lui", estime Vergne, 29 ans.

"Tous les enfants en confinement, qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils jouent aux jeux vidéo ou regardent des compétitions de jeux vidéo", fait-il remarquer. "Donc c'est une opportunité pour nous de donner aux fans de sport automobile mais aussi d'esport quelque chose à regarder et à soutenir."

"Les sportifs ont besoin de focaliser sur un objectif auquel ils pensent tout le temps", rappelle son patron chez DS Performance Xavier Mestelan-Pinon, et force est de constater qu'à côté du businessman, le compétiteur n'est jamais loin.

"Je suis extrêmement pressé que la situation se rétablisse pour monter derrière le volant car il y a un championnat à gagner", conclut "JEV", 8e du classement des pilotes en Formule E à 36 longueurs du leader, son équipier portugais Antonio Félix da Costa.

"Dans tout championnat, les pilotes ont toujours une partie de malchance et je pense que la mienne est derrière moi", assure-t-il. "J'ai une très bonne voiture, la meilleure en Formule E je pense, et donc j'ai toutes mes chances de récupérer les points perdus. Mais pour ça, il faut des courses et, pour l'instant, je n'en ai pas !"

En l'état, après Berlin le 21 juin, des ePrix sont prévus à New York le 11 juillet puis à Londres les 25 et 26 juillet. Et la Formule E espère reprogrammer certaines des manches annulées. A Sanya (Chine), Rome, Paris, Séoul, Jakarta, comme prévu, ou ailleurs.

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