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Aux États-Unis, le Sénat adopte un plan de relance massif pour faire face au coronavirus

Mitch McConnell, patron républicain du Sénat, le 25 mars 2020.
Mitch McConnell, patron républicain du Sénat, le 25 mars 2020. © Tom Brenner, Reuters

Les sénateurs américains ont adopté mercredi soir un plan de relance de 2 000 milliards de dollars pour les ménages et les entreprises américaines confrontés aux conséquences économiques la crise du Covid-19 qui a déjà fait plus de 1 000 morts dans le pays.

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Après cinq jours de négociations et un compromis entre démocrates et républicains, le Sénat américain a adopté dans la soirée de mercredi 25 mars un plan de soutien à l'économie américaine de 2 000 milliards de dollars (soit 1 835 milliards d'euros) destiné à faire face à la pandémie de coronavirus.

Le texte doit encore être approuvé par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, lors d'un vote prévu vendredi, avant de pouvoir être promulgué par le président américain Donald Trump.

Ce plan prévoit une injection massive de liquidités, dont 500 milliards de dollars pour soutenir les entreprises industrielles les plus affectées via des prêts ou des subventions. Dans le secteur du transport aérien particulièrement touché par la crise, le projet prévoit en l'état d'accorder 25 milliards de subventions aux compagnies transportant des passagers et 8 milliards pour le fret aérien et les prestataires de service en aéroport, dont les services de restauration. Les aéroports eux-mêmes bénéficieraient de 10 milliards. Les compagnies aériennes devraient en outre avoir accès à 29 milliards de dollars de crédit.

Des chèques pour les Américains

Ces mesures comprennent aussi l'envoi d'aides directes aux Américains, allant jusqu'à 1 200 dollars par adulte (environ 1 100 euros) et 500 dollars par enfant (soit 460 euros), pour les ménages gagnant moins de 150 000 dollars par an (soit moins de 140 000 euros). Grande demande des démocrates, les indemnités chômage ont également été notablement renforcées et les travailleurs indépendants pourront en bénéficier.

S'y ajoutent 350 milliards de dollars pour les prêts aux petites entreprises, 250 milliards de dollars pour les mesures d'aides aux chômeurs, au moins 100 milliards de dollars pour les hôpitaux et le système de santé, ainsi que des fonds supplémentaires pour les autres besoins de santé et près de 150 milliards de dollars pour aider les États et les autorités locales à combattre l'épidémie.

Près de 70 000 cas confirmés

Le nombre de morts causé par le nouveau coronavirus a bondi à 1 031 aux États-Unis mercredi, et le pays compte 68 572 cas confirmés, selon un décompte de l'université Johns Hopkins. Les États-Unis arrivent désormais au troisième rang des pays pour le nombre de cas confirmés, derrière l'Italie et la Chine. Plus de la moitié des Américains sont appelés à rester chez eux, avec des mesures de confinement plus ou moins strictes selon les États.

Par un système d'alertes envoyées sur les téléphones portables des habitants, la capitale fédérale, Washington, a annoncé la fermeture des services non-essentiels (salles de sport, coiffeurs, magasins...) à partir de mercredi soir et jusqu'au 24 avril. La ville de Miami, en Floride, où les plages étaient encore bondées la semaine dernière, a imposé dès mardi à ses 470 000 habitants de ne pas sortir. Les rues étaient vides et le littoral bouclé mercredi. L'État de New York, poumon culturel et économique du pays, est le plus touché mais les mesures de confinement et de distanciation sociale semblent freiner l'épidémie, a assuré son gouverneur Andrew Cuomo. Mais le pic de l'épidémie est attendu d'ici trois semaines, a-t-il ajouté.

Trump veut remettre le pays au travail

Donald Trump, lui, veut désormais remettre le pays au travail pour relancer la machine, malgré les réserves de nombreux scientifiques et responsables locaux qui craignent une possible nouvelle vague de contamination. Il a évoqué une date symbolique, le 12 avril, le dimanche de Pâques, pour la reprise de l'activité dans une partie du pays.

"Les vrais gens veulent retourner travailler le plus vite possible", a-t-il insisté mercredi sur Twitter, accusant les grands médias d'être "la force dominante qui essaie de [le] forcer à garder le pays fermé le plus longtemps possible dans l'espoir que cela nuise à [sa] réélection".

Avec Reuters et AFP

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