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Coronavirus: Le discours de Macron "nous laisse sur notre faim", estime Abad (LR)

Le chef de file des députés LR , Damien Abad, le 24 février 2020 à l'Assemblée nationale
Le chef de file des députés LR , Damien Abad, le 24 février 2020 à l'Assemblée nationale Ludovic MARIN AFP/Archives
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Paris (AFP)

Le chef de file des députés LR Damien Abad a regretté jeudi "le peu de réponses" concrètes apportées à la crise du coronavirus par Emmanuel Macron dans son discours de Mulhouse estimant que l'urgence était aux masques, aux dépistages plus qu'à un nouveau plan pour l'hôpital.

Le chef de l’État a appelé mercredi à "l'union" pour mener "la guerre" contre l'épidémie du coronavirus. Depuis Mulhouse, il a déclenché l'opération militaire "Résilience" pour soutenir la population, et promis un "plan massif d'investissement" pour les hôpitaux et des primes exceptionnelles.

"On peut être dans une démarche d'union et interroger le gouvernement sur la pénurie des masques, du gel, des tests...notre rôle, c'est aussi de relayer les interrogations que se posent les Français, pas de mettre la poussière sous le tapis. L'union repose sur la transparence, la vérité", a expliqué le patron des député LR sur Sud Radio.

"Il ne suffit pas de dire qu'il faut un plan massif pour les hôpitaux, il faut accepter de dire que l'hôpital public doit accepter d'échapper à toute logique comptable", a-t-il lancé appelant à "tout revoir sur la question des hôpitaux".

"Quand on voit qu'il y a chez notre collègue de Mayotte 16 lits de réanimation pour 400.000 personnes, forcément, c'est tout le système qu'il faut réinterroger", a-t-il ajouté.

Pour le député de l'Ain, l'urgence est aujourd'hui à "l'approvisionnement et la distribution des masques pour les soignants et dans les Ehpad". Il est aussi de savoir pourquoi "on n'est pas en capacité de faire des dépistages massifs de la population, notamment lorsque l'on va sortir du confinement".

Pour les masques "la vérité, c'est qu'on a accepté d'être dépendant de la Chine (...), qu'on a perdu notre indépendance et notre souveraineté sanitaire", poursuit l'élu.

Quand au dépistage, le député s'étonne que la France n'ait "pas suivi l'exemple de la Corée du Sud" même s'il y a aujourd'hui "une prise de conscience".

"On a perdu 15 jours à 3 semaines, le dépistage massif est indispensable. Les Français ne comprennent pas que la France, puissance de premier plan, ne soit pas en capacité de faire ce dépistage massif qui est très important face à cette épidémie", a-t-il martelé.

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