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Coronavirus : Xavier Bertrand prône le "zéro polémique"

Xavier Bertrand, président ex-LR de la région Hauts-de-France, à Paris, le 5 février 2020
Xavier Bertrand, président ex-LR de la région Hauts-de-France, à Paris, le 5 février 2020 FRANCOIS GUILLOT AFP/Archives
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Lille (AFP)

Xavier Bertrand, président ex-LR de la région Hauts-de-France, a estimé jeudi que face aux difficultés de la crise du coronavirus, "en ce moment nous n'avons le droit qu'à une seule chose : zéro polémique".

Interrogé dans une interview à la Voix du Nord et au Courrier Picard sur la "perplexité" de certains citoyens face aux décisions gouvernementales face au coronavirus, l'ancien ministre de la Santé répond : "Même si je le suis, je le garde pour moi. (...) J’ai eu à gérer des crises sanitaires et je sais qu’en ce moment, nous n’avons le droit qu’à une seule chose : zéro polémique".

M. Bertrand précise cependant qu'il a "eu l’occasion de faire savoir ce (qu'il) pensait d’un certain nombre de décisions, locales ou nationales", mais "aux intéressés, sans rendre public". "Notre obligation aujourd’hui est de nous serrer les coudes", indique-t-il, tout en rappelant être "un opposant au président de la République".

M. Bertrand, qui a émis l'idée d'une prime d'Etat de reconnaissance nationale pour les personnes travaillant sur le terrain pendant l'épidémie, a estimé que cette prime "de quelques centaines d'euros", versée après la crise, permettrait de dire que "c’est grâce à eux que le pays ne s’est pas arrêté complètement".

"Ceux que l’on a considérés comme des invisibles, heureusement qu’ils sont là…", a-t-il ajouté, appelant à revoir aussi leur rémunération.

Alors que les entreprises doivent pouvoir obtenir un crédit de trésorerie bancaire actuellement, M. Bertrand affirme : "Tout ce que j’entends au sujet d’agences bancaires qui ne joueraient pas le jeu, je le fais remonter de façon à ce que la situation soit réglée au plus vite."

"Faute de quoi je serai obligé de citer publiquement ceux qui ne respectent pas les engagements pris. Et ça vaut aussi pour les donneurs d’ordre", a-t-il ajouté, citant le groupe Lafarge, en les appelant à régler leurs fournisseurs sous peine de "chocs en cascade".

M. Bertrand a enfin qualifié le Pr Didier Raoult, qui mène actuellement à Marseille des recherches controversées sur une possible efficacité de l’hydroxychloroquine contre le virus, de "sérieux. (...) C’est quelqu’un qui ne traverse pas dans les clous, mais moi ça ne me dérange pas, ça me plaît même bien souvent".

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