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L’armée appelée en renfort au secours des régions les plus touchées par le coronavirus

Emmanuel Macron portant un masque FFP2, lors de sa visite à l'hôpital militaire de Mulhouse, mercredi 25 mars.
Emmanuel Macron portant un masque FFP2, lors de sa visite à l'hôpital militaire de Mulhouse, mercredi 25 mars. REUTERS - POOL

Le chef de l'État a lancé mercredi l'opération militaire "Résilience" pour combattre l'épidémie qui a fait plus de 1 300 morts dans le pays. Une mobilisation pour tenter de soulager les hôpitaux des régions de l'Hexagone les plus touchées par l'épidémie.

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Face à la "guerre" au coronavirus, l’armée française est appelée en renfort. Dans le cadre du lancement de l'opération Résilience annoncé mercredi 25 mars par Emmanuel Macron à Mulhouse, les soldats français sont davantage mobilisés pour aider la population à lutter contre la pandémie qui a fait plus de 1 300 morts dans le pays, un bilan multiplié par cinq en une semaine

Distincte du dispositif Sentinelle qui mobilise quotidiennement jusqu'à 7 000 militaires contre le risque terroriste, cette nouvelle opération "sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien aux populations, ainsi qu'à l'appui aux services publics pour faire face à l'épidémie, en métropole et en Outre-mer", a affirmé le chef de l'État.  

Sur le volet sanitaire, les armées sont d'ores et déjà actives. Le chef de l'État a d’ailleurs visité un hôpital militaire installé à Mulhouse, protégé d'un masque FFP2. Le président a appelé à cette occasion à "l'union" contre le virus. "La nation tout entière est mobilisée", a-t-il assuré mercredi.  

La mission précise de l'armée ? Rien de précis annoncé pour l'heure. "Les armées s’engageront dans l’ensemble des secteurs où elles pourront apporter un soutien à la continuité de l’État". Et le chef de l'État de poursuivre : "ces missions seront adaptées aux contextes locaux". 

Le service de santé des armées (SSA) comptait fin 2019 de 7 547 personnes à son service pour cinq hôpitaux mixtes, qui accueillent des militaires, mais aussi des civils. Au total, l'armée compte à peine 2 500 médecins, soit moins de 1,5 % des soignants exerçant en France.

L’appel à "l’union" 

Outre l’armée, le ministère de la Santé a lancé mercredi soir un appel à volontaires à tous les professionnels de santé, y compris les retraités, pour venir en appui au personnel soignant de leur région, mais aussi des zones les plus touchées par le coronavirus.  

Quelque 40 000 candidats se sont également manifestés mercredi matin, 24 heures après l'appel national lancé pour compenser le manque de travailleurs saisonniers dans l'agriculture. 

La France doit s'attendre à des "jours difficiles", a souligné Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé (DGS), en annonçant un total de près de 3 000 patients en réanimation (2 827, précisément, soit 311 de plus en 24 heures) : "c'est un nombre considérable, exceptionnel dans un temps aussi bref et pour une seule maladie". 

"Tension majeure" 

L'Est de la France reste particulièrement touché : un TGV médicalisé, arrivé à Strasbourg, doit évacuer jeudi, vers des hôpitaux des Pays-de-la-Loire, 20 patients infectés par le Covid-19 afin de soulager les hôpitaux alsaciens complètement saturés. 

Mais la Région Île-de-France [région parisienne], désormais, affronte aussi une "tension majeure", malgré "des efforts considérables pour ouvrir encore des centaines de lits en réanimation après avoir déjà multiplié par deux" le nombre de lits disponibles, a-t-il souligné. 

La situation est particulièrement cruelle dans les maisons de retraite où le nombre de décès n'est pas exactement connu, mais se chiffre en dizaines de morts. Rien qu'en Île-de-France : sur les 700 Ehpad, au moins 148 étaient touchés mardi, d'après le décompte de l'Agence régionale de santé (ARS). 

Sur les tests, la France se prépare à changer d'échelle : d'ici une dizaine de jours, a promis Jérôme Salomon, la France disposera d'une capacité de 25 000 à 30 000 tests par jour, contre 9 000 aujourd'hui. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, veut notamment développer les tests rapides dans la perspective du "déconfinement", a-t-il expliqué devant le Sénat, afin de "savoir par une prise de sang qui aura été immunisé par le virus et qui ne l'aura pas été". 

"Un long effort" 

Face à cette grave évolution, le gouvernement annoncera "dans quelques jours" la probable prolongation du confinement, a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Le Conseil scientifique a recommandé mardi de l'étirer jusqu'au 28 avril. 

Le Conseil des ministres, réuni avant un Conseil de défense, a par ailleurs adopté 25 ordonnances – un record – pour permettre au pays de limiter les dommages sociaux et économiques. 

La France doit se préparer à "un effort long", pour Édouard Philippe : "C'est l'urgence sanitaire qui anime tous les esprits aujourd'hui, mais c'est aussi, et ce sera de plus en plus, un choc économique, un choc social", a prévenu le Premier ministre. 

Avec AFP

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