Coronavirus : l'Espagne enregistre sa plus forte hausse de décès quotidiens

Après l'Italie, c'est l'Espagne qui compte le plus de morts dans le monde, devant la Chine.
Après l'Italie, c'est l'Espagne qui compte le plus de morts dans le monde, devant la Chine. © Cesar Manso, AFP

Le nombre de morts dus à la pandémie de coronavirus a encore progressé en Espagne, selon le dernier bilan officiel dévoilé samedi. Il a fait état d'une hausse record de 832 décès en 24 heures. Le gouvernement a décrété l'arrêt des activités économiques non essentielles.

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Le bilan de la pandémie de coronavirus en Espagne s'est alourdi de 832 morts, portant le total à 5 690 décès, a annoncé, samedi 28 mars, le ministère de la Santé. C'est la plus forte hausse en un jour depuis le début de la crise dans le pays.

Hormis une inflexion jeudi, le nombre de morts quotidiens ne cesse de progresser jour après jour en Espagne, deuxième pays comptant le plus grand nombre de décès du Covid-19 dans le monde derrière l'Italie. Il avait été de 769 vendredi.

Toujours en vingt-quatre heures, la péninsule Ibérique a vu le nombre de cas progresser de plus de 8 000, à 72 248. Les autorités ont décidé de pratiquer de plus en plus de tests afin de mieux évaluer l'ampleur de la pandémie sur le territoire.

Plus de 46 millions d'Espagnols confinés

Les autorités ont toutefois indiqué que le rythme de l'augmentation quotidienne du nombre de cas comme celle du nombre de morts a marqué un ralentissement ces derniers jours, alors que le gouvernement ne cesse de répéter que l'Espagne ne devrait plus être très loin du pic de la pandémie.

Plus de 46 millions d'Espagnols sont soumis depuis le 14 mars à un confinement des plus stricts, qui a été prolongé cette semaine jusqu'au 11 avril.

La région de Madrid reste la plus touchée du pays avec 2 757 morts, soit près de la moitié des décès enregistrés dans le pays, et compte 21 520 cas positifs.

Face à cette augmentation des décès, les autorités madrilènes vont installer, dès lundi, une deuxième morgue temporaire dans un bâtiment public inutilisé, situé dans la banlieue de la capitale, après en avoir installé une dans la patinoire d'un centre commercial.

Arrêt de l'économie "non essentielle"

L'Espagne a également décidé samedi d'ordonner à tous les salariés travaillant dans des secteurs non essentiels de rester chez eux durant deux semaines.

"Tous les salariés des activités non essentielles devront rester chez eux durant les deux prochaines semaines", soit jusqu'au jeudi 9 avril, début du week-end de Pâques, a déclaré Pedro Sanchez. Sont considérées comme activités essentielles la santé, l'alimentation ou l'énergie notamment. Cette mesure sera approuvée dimanche lors d'un conseil des ministres extraordinaire. 

Le but est de réduire encore plus la mobilité et donc la potentielle propagation du virus alors que les Espagnols sont déjà soumis depuis mi-mars à un confinement des plus stricts qui a été prolongé jusqu'au 11 avril. Jusqu'ici ils ne pouvaient sortir de chez eux que pour travailler si le télétravail n'était pas possible, acheter à manger, se faire soigner ou sortir rapidement leur chien.

Les salariés qui devront rester chez eux à partir de lundi bénéficieront d'un con

Avec AFP et Reuters

  

 

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