Coronavirus : une reprise des cours le 4 mai "possible" si le pic de l'épidémie est passé

Le ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, le 10 juillet 2019 à Paris
Le ministre de l'éducation, Jean-Michel Blanquer, le 10 juillet 2019 à Paris AFP

Le ministre français de l'Éducation nationale a indiqué lundi matin qu'une reprise des cours le 4 mai restait un scénario possible, à condition que le pic de l'épidémie soit passé.

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L'objectif d'une réouverture des établissements scolaires le 4 mai prochain est un scénario, "pas plus, pas moins", qui reste "compatible" avec l'évolution de l'épidémie de coronavirus, a déclaré, lundi 30 mars, le ministre français de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, qui a réaffirmé que les modalités du baccalauréat seraient connues en fin de semaine.

Toutes les écoles de France sont fermées depuis le 16 mars dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Jean-Michel Blanquer avait indiqué la semaine dernière qu'en fonction de l'évolution de l'épidémie, les cours pourraient reprendre le 4 mai, à la fin des vacances de printemps.

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"C'est un scénario, pas plus, pas moins, c'est une possibilité, ça dépend justement de l'évolution de l'épidémie", a-t-il souligné lundi sur Europe 1, reconnaissant que cette reprise des cours pourrait avoir lieu "plus tard".

"J'espère que l'on sera en mesure de rentrer le 4 mai, je continue à l'espérer, c'est encore compatible avec ce qui a été dit par les autorités de santé, mais on verra dans le courant du mois d'avril en fonction de ce que diront les autorités de santé", a poursuivi le ministre. "Pour qu'une telle chose arrive, il faudrait que le pic de l'épidémie soit derrière nous à ce moment-là."

Vers un contrôle continu pour le bac ?

Concernant le déroulement du baccalauréat, Jean-Michel Blanquer a réaffirmé qu'il y aurait "forcément" une dose de contrôle continu, la question étant de savoir "où on met le curseur".

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Des discussions sont en cours avec les organisations représentatives des enseignants, des parents d'élèves et des lycéens avec l'objectif de dégager un consensus, a-t-il dit.

Dans cette réflexion, le ministre se dit orienté par trois repères : qu'il y ait un baccalauréat cette année ; que son niveau soit garanti ; qu'on puisse avoir un vrai mois de juin en matière de cours.

"C'est vrai que si on passe tout ou partie au contrôle continu, on va gagner du temps, donc des semaines de classe, ce qui ne sera pas négligeable", a-t-il dit. "Je donnerai la formule à laquelle nous arriverons à la fin de cette semaine."

Quant aux vacances d'été, elles seront maintenues, a déclaré le ministre, ajoutant toutefois qu'il mettrait en place des "colonies de vacances éducatives" et des modules de soutien scolaire gratuit notamment pour les élèves les plus défavorisés qui souffriraient le plus de la suspension des cours.

Avec AFP

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