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Le chroniqueur religieux Henri Tincq est décédé du coronavirus

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Paris (AFP)

Le chroniqueur religieux Henri Tincq, qui a travaillé d'abord à La Croix puis au Monde de 1985 à 2008, est décédé des suites du coronavirus à l’âge de 74 ans, a annoncé La Croix lundi.

Henri Tincq est décédé dimanche à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). A la retraite depuis 2008, il était encore "contributeur religieux" pour le site Slate et travaillait aussi pour "Le Monde des religions".

Cet observateur attentif du Vatican pendant près d’un demi-siècle prônait une ligne catholique dite progressiste, à rebours du traditionalisme, se disant attaché au dialogue avec les Protestants.

Dans son dernier ouvrage "Vatican, la fin du monde" (2019), il soulignait que, dès la fin du pontificat de Jean Paul II, les premiers scandales d’abus sexuels dans l’église avaient commencé à affaiblir l’Eglise.

Il souhaitait, écrivait-il, que l’Eglise en finisse "avec l’absolutisme romain, clérical et patriarcal", avec "l’hypocrisie sur le sexe, le célibat, la chasteté", avec "la vision disciplinaire et doctrinaire" de son rôle.

La présidente de l'Association des journalistes de l'information religieuse, Geneviève Delrue, lui a rendu hommage, décrivant dans un communiqué "le journaliste engagé, le travailleur infatigable, le lutteur dans l'adversité notamment face à cette maladie rénale avec laquelle il a dû composer, toute sa vie professionnelle durant".

"Chrétien mais surtout journaliste, son regard critique et informé sur le religieux en général et le catholicisme en particulier nous manquera", a souligné sur Twitter le directeur de la rédaction de Slate, Christophe Carron.

Henri Tincq est né le 2 novembre 1945 à Fouquières-lès-Lens (Pas-de-Calais) d’un père menuisier et d’une mère institutrice.

Diplômé de l’Ecole de journalisme de Lille et de Sciences-po, il a rejoint La Croix en 1972 (où entre autres fonctions, il a été chef du service politique).

Il est entré au Monde en 1985. Responsable des informations religieuses, il a été un temps chef du service Société du quotidien du soir.

Henri Tincq était l’auteur de nombreux ouvrages dont une grande biographie du cardinal Jean-Marie Lustiger, une histoire des papes, des essais comme "La grande peur des catholiques de France", "Vivre l’islam", "Une France sans dieu", "Catholicisme, le retour des intégristes" ou "Les médias et l’église".

Passionné de musique classique, il était veuf, remarié, et père de trois enfants.

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