Accéder au contenu principal

Coronavirus en France : 499 décès en 24 heures, 3 523 morts au total

Un patient est pris en charge dans une ambulance à Strasbourg, le 28 mars 2020.
Un patient est pris en charge dans une ambulance à Strasbourg, le 28 mars 2020. © Christian Hartmann, Reuters
5 mn

Près de 500 patients sont morts du coronavirus dans les hôpitaux français ces 24 dernières heures, a annoncé mardi le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon. Il s'agit d'une nouvelle hausse record depuis le début de l'épidémie, qui porte le bilan total à 3 523 morts.

Publicité

Le nombre de décès liés au coronavirus ne cesse d'augmenter chaque jour en France. Les hôpitaux français ont recensé 499 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit un total de 3 523 depuis le 1er mars, a fait savoir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, mardi 31 mars. Il s'agit de la plus forte hausse journalière dans le pays depuis le début de l'épidémie.

Le nombre de cas de contamination confirmés a également augmenté de 17 % en une journée pour atteindre 52 128, contre 44 550 la veille.

Le nombre de personnes hospitalisées s'élève à 22 757, dont 5 565 cas graves en réanimation.

Situation inédite dans l'histoire de la médecine française

Parmi toutes les personnes en réanimation, 34 % ont moins de 60 ans et 60 % ont entre 60 et 80 ans, a-t-il précisé. 68 d'entre elles ont moins de 30 ans.

"À ce jour, 288 patients lourds ont été transférés vers des régions moins en tension et ce nombre est amené à progresser dans les jours et semaines qui viennent", a également déclaré le professeur Salomon.

"Cette situation est totalement inédite dans l'histoire de la médecine française", a-t-il souligné.

Mardi soir, 21 transferts transfrontaliers étaient en cours du Grand Est vers le Luxembourg, l'Allemagne et la Suisse.

Transferts de Paris à la Bretagne

Le directeur général de la Santé a également confirmé "le départ dès demain de deux TGV médicalisés depuis Paris vers la Bretagne pour 36 patients graves d'Île-de-France".

Ni l'AP-HP, ni Jérôme Salomon n'ont précisé où seraient accueillis ces patients mais selon France 3 Bretagne, trois hôpitaux bretons seraient concernés : Rennes, Brest et Saint-Brieuc.

Le transfert via TGV des patients d'Île-de-France, région la plus touchée du pays, survient à l'heure où les autorités sanitaires régionales s'attendent à un "pic" de malades qui provoquerait une saturation de ses hôpitaux, où environ 2 000 patients sont en réanimation.

"Ce n'est pas complètement saturé, il y a encore un ou deux lits dans certains services" mais "on n'est plus dans une situation dans laquelle on avait devant nous une marge", a déclaré le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch, lors d'une conférence de presse, mardi.

Le temps presse, a quant à lui alerté Antoine Vieillard-Baron, chef du service de médecine intensive-réanimation de l'hôpital Ambroise-Paré, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). "On avait 200 malades en réanimation mi-mars, 1 000 le 24 mars et 1 900 aujourd'hui", pour une durée en moyenne de deux semaines.

"Depuis ce week-end et le début de cette semaine, on est dans la plupart des sites à envisager la réanimation hors des murs" en transformant par exemple des salles de réveil en salles de réanimation, a-t-il ajouté.

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.