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Pape Diouf, ancien président de l'OM, est mort du coronavirus à l'âge de 68 ans

Pape Diouf, ancien président de l'Olympique de Marseille, en conférence de presse le 20 novembre 2014.
Pape Diouf, ancien président de l'Olympique de Marseille, en conférence de presse le 20 novembre 2014. © Boris Horvat, AFP (archives)

L'ex-président de l'Olympique de Marseille Pape Diouf est décédé mardi du coronavirus à l'âge de 68 ans. Sous assistance respiratoire, il devait être rapatrié mardi du Sénégal vers un hôpital de Nice, mais son état s'est rapidement dégradé.

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Pape Diouf, ancien président de l'Olympique de Marseille (2005-2009), est décédé mardi 31 mars du coronavirus, a annoncé sa famille.

Son décès a été confirmé par la RTS, la chaîne de télévision publique du Sénégal.

Son état s'est rapidement dégradé

Hospitalisé à Dakar, Pape Diouf, 68 ans, devait être rapatrié mardi vers un hôpital de Nice dans un avion sanitaire affrété par l'ambassade de France au Sénégal. Sa famille devait l'y rejoindre.

Son état s'étant dégradé, l'avion n'a pas pu décoller et Pape Diouf est décédé sur le sol sénégalais, a-t-on appris de même source. Il devient ainsi la première victime officielle du Covid-19 au Sénégal. Le président Macky Sall a rendu hommage à un "grand dirigeant engagé et [une] éminence grise du football".

Ancien journaliste, agent de joueurs puis dirigeant de l'OM et candidat à la mairie de Marseille, Pape Diouf avait notamment contribué à bâtir l'équipe championne de France 2010, après 17 années sans titre pour l'OM.

Pluie d'hommages

"Très triste", Jacques-Henri Eyraud, l'actuel président de l'OM, a salué le "parcours exceptionnel" d'un "gamin passé par le Sénégal avant d'arriver à 18 ans à Marseille" et d'y gravir les échelons, a-t-il dit à l'AFP. "Signe d'une grande volonté", Pape Diouf "est arrivé à un poste difficile, où on ne trouve pas beaucoup d'hommes issus de la diversité", a souligné Jacques-Henri Eyraud. Pape Diouf "a réussi à tenir son rang et à défendre son club bec et ongles, et a gagné les cœurs de milliers de supporters", a ajouté "JHE".

"Je suis le seul président noir d'un club en Europe. C'est un constat pénible", regrettait Pape Diouf dans une interview à Jeune Afrique en 2008, mais, estimait-il, "à l'image de la société européenne et, surtout, française, qui exclut les minorités ethniques".

Son grand rival d'alors, le numéro un lyonnais Jean-Michel Aulas, avec qui les joutes verbales furent aiguisées, lui a d'ailleurs aussi rendu hommage. "Pape a été un grand président", a-t-il écrit sur Twitter, "très performant, j'avais un profond respect pour lui, je m'associe à la peine de toute sa famille et de tous ses amis".

"Pape restera à jamais dans le cœur des Marseillais et l'un des grands artisans de l'histoire de ce club", écrit l'OM dans un communiqué, annonçant un hommage à venir sur ses médias. De nombreux joueurs lui ont également adressé un ultime coup de chapeau.

L'OM inconsolable

Pape Diouf savait communiquer sa passion pour le foot, dans lequel il a baigné une grande partie de sa vie. Arrivé à 18 ans à Marseille, il était censé embrasser une carrière militaire, comme son père, mais a vite bifurqué. Après Sciences Po, il travaille à La Poste puis devient journaliste, à La Marseillaise, et suit assez vite l'OM.

Sa connaissance du milieu du ballon rond s'affine, il devient agent de joueurs, notamment de Didier Drogba, qui enflamme le Vélodrome en une saison (2003-2004), et enfin manager puis président de ce club qu'il aimait tant, et qui reste inconsolable.

Avec AFP

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